Faire de Strasbourg un laboratoire européen

Philippe Wendling

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Une partie du Parc des expositions, bientôt rénové, accueillera un quartier d'affaires.
Une partie du Parc des expositions, bientôt rénové, accueillera un quartier d'affaires. — G. VARELA / 20 MINUTES

Des chiffres et des lettres d'intention. Depuis janvier, une centaine d'élus et de professionnels ont planché sur la rédaction d'une « feuille de route stratégique » visant à renforcer le positionnement économique de la CUS à l'horizon 2020. Avec 11,1 sociétés pour 1 000 habitants contre 14 à Toulouse et 18 à Nice par exemple, l'agglomération « présente un tissu d'entreprises moins dense que dans d'autres grandes métropoles » et « souffre d'une présence trop rare de grands leaders industriels ou tertiaires ».

« Notre objectif est de faire passer la ville du statut institutionnel de Strasbourg l'européenne à celui d'une métropole économique internationale reconnue comme attractive », explique le maire PS Roland Ries. En somme, précise-t-il, de faire de la CUS « un laboratoire européen en 2020 ». Pour y parvenir, élus et professionnels misent principalement sur sept « projets phares ». Le premier concerne l'ouverture au Wacken d'un quartier d'affaires internationales, exemplaire en termes de respect de l'environnement et fonctionnant en synergie avec le Parc des expos et le Palais des congrès, qui vont être rénovés. La feuille de route prévoit également « l'invention d'un quartier ouvert sur le Rhin et les bassins portuaires » où cohabiteraient des logements, des bureaux, des activités de service et une école franco-allemande. Côté infrastructures toujours, une pépinière d'entreprises transfrontalières ainsi qu'un parc regroupant des « sociétés internationales leaders en innovation » devraient voir le jour dans l'agglo. En outre, un pôle de technologies médicales pourrait être abrité au sein des hôpitaux universitaires. Afin d'aider toutes ces sociétés, un dispositif complet d'accompagnement à la création et à la reprise d'entreprises sera créé. Enfin, le septième et dernier projet phare envisagé dans la feuille de route tend à améliorer l'accessibilité internationale de la ville en coordonnant « les différents modes et opérateurs » de transports. Au travers de l'aéroport international d'Entzheim et de la gare, positionnée au croisement des lignes ferroviaires à grande vitesse Est et Rhin-Rhône, l'objectif est de permettre aux entrepreneurs de réaliser, au départ de Strasbourg, « un aller-retour dans la journée vers la plupart des capitales européennes ». W