Mobilisation locale contre l'Ordre des infirmiers

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Une soixantaine de professionnels de santé sur le chemin de la Ddass.
Une soixantaine de professionnels de santé sur le chemin de la Ddass. — G. VARELA / 20 MINUTES

Ils en ont ras la calotte. Les soignants des établissements publics de santé alsaciens contestent l'inscription obligatoire à l'Ordre des infirmiers, organisme nouvellement créé dans le cadre de la loi « Hôpital, patients, santé, territoire » (HPST). En signe de protestation, une soixantaine de professionnels des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS), accompagnés d'homologues de Sélestat, ont déposé hier une urne à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) du Bas-Rhin. A l'intérieur se trouvaient des exemplaires du questionnaire individuel que les infirmiers doivent renvoyer au nouvel organisme pour s'y inscrire. L'intersyndicale (CFDT, CGT-santé et SUD) rejette ce formulaire « inquisitorial de huit pages [...] sous-traité à une société privée ». Elle juge par ailleurs la création de l'Ordre « inutile » car la profession dispose au sein des établissements publics de santé de la région « d'instances représentatives et disciplinaires ». Enfin, les infirmiers refusent d'être obligés de « payer pour pouvoir travailler » la cotisation annuelle de 75 euros réclamée par l'Ordre des infirmiers. Une disposition qualifiée « d'inadmissible et choquante » par les syndicats. La situation est d'autant plus mal vécue que « la profession souffre déjà d'un manque chronique de personnel », fustige Claudine Giorgi, secrétaire générale de la CGT des HUS. W

Ludovic Meignin