Le covoiturage patine encore dans la région

Philippe Wendling

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D'après Passe me prendre, 5 % des Alsaciens pratiquent le covoiturage.
D'après Passe me prendre, 5 % des Alsaciens pratiquent le covoiturage. — G. VARELA / 20 MINUTES

Bien qu'économique et écologique, le covoiturage peine à trouver sa vitesse de croisière. Selon l'association Passe me prendre, 5 % des conducteurs alsaciens le pratiquent et 65 % envisagent d'y recourir.

« Les choses bougent, mais il reste des freins, explique Mylène Laroche, présidente de Passe me prendre. Les gens n'ont pas encore le réflexe, il faut les sensibiliser à l'intérêt du système. Si 2 % des automobilistes se mettent au covoiturage, on gagne 7 % de fluidité sur les routes. » Ce week-end, elle tiendra un stand place Kléber.

Si les sites Internet mettant en relation chauffeurs et passagers sont légion, la région manque, en revanche, de places de parking réservées à ceux qui pratiquent le covoiturage. Dans le Bas-Rhin, seuls trois sont aménagés : à Sarre-Union, Schwindratzheim et Seltz. « Des créations liées à des projets routiers sont prévues, autour de Sélestat et de Marckolsheim », précise Pierre Fierling, en charge du dossier pour le conseil général. Une station ouvrira aussi à la gare de Beinheim, d'ici à la fin de l'année. La CUS mène également une réflexion pour ouvrir des stations dans les villages de la deuxième couronne. Comme beaucoup d'entreprises et de collectivités, la communauté vient d'intégrer le covoiturage dans le plan de déplacement de ses agents, via des places de parking réservées. Quelque 85 équipages se sont déjà constitués. W

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