Echo sera fixée le 22 septembre

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« Tous les éléments sont désormais entre les mains des juges. J'ai l'impression d'avoir un poids en moins », confie Alvaro Rendon, président de l'association de victimes Echo, à la sortie du Palais de justice de Paris. A la demande d'une centaine de parties civiles, la Cour de cassation a étudié hier la possibilité d'annuler le jugement en appel du crash du mont Sainte-Odile. Le 20 janvier 1992, un Airbus A 320 d'Air Inter s'écrasait près de Barr, faisant 87 victimes parmi les 96 passagers et membres d'équipage.

Dans un arrêt du 14 mars 2008, la cour d'appel de Colmar écartait la responsabilité d'Airbus et annulait le versement de 500 000 euros à Echo, au titre des frais de justice, décidé en première instance en 2006. Elle confirmait aussi la relaxe de quatre anciens cadres d'Air Inter et de la direction générale de l'aviation civile, du concepteur de l'avion et d'un contrôleur aérien. Hier, l'avocat d'Echo, Me David Gaschignard a insisté sur « des indications erronées, ambiguës ou imprécises » du contrôleur. « La cour d'appel aurait dû vérifier si ces erreurs n'étaient pas une condition nécessaire à l'accident », a-t-il estimé. « Tout cela n'est pas sérieux, a rétorqué l'avocat de l'agent, Me Jean-Jacques Gatineau. La cause du dommage, c'est la décision des pilotes de redescendre quatre fois plus vite que la règle », après avoir « mal interprété un cadran ».

Le ministère public a préconisé le rejet du pourvoi. La Cour de cassation a mis sa décision en délibéré au 22 septembre. W

Philippe Wendling