sursis pour le déménagement de la pénitentiaire à nancy

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La rumeur courait dans les couloirs de la direction interrégionale des services pénitentiaires (Disp) de Strasbourg. La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, l'a confirmée dans une lettre, datée de vendredi, aux élus alsaciens : « Le déménagement complet de la [Disp] de Strasbourg à Nancy n'est plus retenu. » Seule la plate-forme interrégionale de services s'installera en Lorraine. Cette annonce vient contredire celle, en mars dernier, de l'ancienne ministre de la Justice, Rachida Dati, qui avait alors provoqué la mobilisation des 145 agents concernés par ce déménagement.

« Cette décision va dans la bonne direction, déclarait hier Nicolas Lickteig, le secrétaire régional adjoint de la CGT pénitentiaire. Le déménagement impliquait des changements de logements pour certains et des trajets de deux heures pour d'autres. Mais on ne sait pas exactement ce qu'englobe le terme de plate-forme interrégionale de services et donc combien de personnes vont être mutées. » Même réaction mitigée de Guy-Dominique Kennel, le président (UMP) du conseil général du Bas-Rhin, qui regrette que Strasbourg ne devienne pas le siège de cette plate-forme interrégionale. Dans une lettre envoyée en juin au Premier ministre, les élus alsaciens s'étaient mobilisés pour demander sa création à Strasbourg plutôt qu'à Nancy. En vain. W

S. de. A.