Un deuxième effet TGV-Est plein de promesses

Philippe Wendling

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Une demi-heure, ça n'a l'air de rien, mais c'est énorme. Depuis la signature du plan de financement de la deuxième phase du TGV-Est, mardi, les réactions sont unanimes. Tout le monde salue en Alsace la création d'une portion à grande vitesse entre Baudrecourt et Vendenheim qui permettra de gagner Paris depuis Strasbourg en 1 h 50 en 2016, contre 2 h 20 actuellement.

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Des usagers satisfaits mais attentifs « Ce gain de temps appréciable permettra peut-être de programmer des trains plus tard au départ de Paris, espère Laurent, 28 ans. [Le dernier train part aujourd'hui à 20 h 24]. Mais, ces trente minutes en moins ne doivent pas ­gonfler le prix des places comme lors du passage des trains Corail au TGV. »

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Strasbourg au coeur de l'Europe pour la municipalité « La nouvelle portion relier aStrasbourg aux grandes métropoles allemandes et, au-delà, à Budapest, se satisfait le maire PS Roland Ries. Elle permettra aussi un lien avec le Sud grâce à une interconnexion avec le TGV Rhin-Rhône. Cette situation de carrefour devrait faire taire l'idée, qu'inaccessible, la ville n'est pas à la hauteur de son rang de capitale européenne et encourager des entreprises à s'y installer. » L'élu souhaite créer un centre d'affaires, face au Parlement, en lieu et place des halls 9, 10 et 11 du parc des expos.

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L'immobilier pas inquiet « Ce gain de temps n'aura aucune conséquence, comme il n'y en a pas eu à l'arrivée de la première phase en 2007, explique Gérard Durr, président régional de la Fédération national des agents immobiliers. En revanche, il aura comme effet productif de dissuader le transfert de centres de décision hors de la région. »

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Un plus pour le tourisme Depuis son lancement en juin 2007, le TGV-Est a drainé 22,3 millions de voyageurs en Alsace. Aussi proche de Paris que les châteaux de la Loire, Strasbourg devrait attirer de nombreux étrangers.

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Un bol d'oxygène pour les transports régionaux Selon le conseil régional, la deuxième phase doit apporter des solutions aux « problèmes de capacité entre Saverne, Sarrebourg et Strasbourg et au nord de l'agglo, à hauteur de Vendenheim, vers Haguenau et Sarreguemines ». En l'état, le réseau serait insuffisant pour supporter le renforcement des dessertes TER. W