Il est revenu le temps du grand Lifting pour la cathédrale

Ludovic Meignin

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La flèche de la cathédrale a notamment été renforcée pour résister à un séisme.
La flèche de la cathédrale a notamment été renforcée pour résister à un séisme. — G. VARELA / 20 MINUTES

Un chantier perpétuel. Pour maintenir la jeunesse de la cathédrale de Strasbourg, bâtiment multi-centenaire achevé en 1439, les ouvriers de l'oeuvre Notre-Dame chargés de son entretien n'ont de cesse de remplacer à l'identique ou de rénover ses éléments. De très importants travaux se sont achevés hier avec la pose de répliques des statues de saint Laurent et de sainte Catherine sur la façade sud. Une opération effectuée à près de 80 m de haut en présence du préfet de région, Pierre-Etienne Bisch, et du maire (PS), Roland Ries, l'Etat et la ville étant les principaux financeurs. La tour et sa flèche culminant à 142 m ont également été passées au peigne fin. « La maçonnerie a été vérifiée et des joints ont été refaits lorsque c'était nécessaire », explique Christiane Schmuckle Mollard, architecte en chef des monuments historiques. Trois ceintures constituées de barres en inox - un « corset métallique » renforçant la résistance de la flèche en cas de séisme - ont aussi été posées sur la structure. Cette campagne de restauration, lancée en 2000 aura coûté 10 millions d'euros.

Si Notre-Dame de Strasbourg nécessite autant d'attention, ce n'est pas seulement lié à son grand âge. La pollution est aussi en cause. « Le grès et les vitraux sont plus abîmés côté sud, où se trouve le parking de la place du Château, par rapport au côté nord, sans stationnement », constate le chanoine Bernard Eckert, archiprêtre de la cathédrale. Roland Ries a rappelé hier que le parking concerné devait être supprimé « avant la fin de l'année. Nous allons entamer une concertation, et il y aura des compensations », précise-t-il alors que certains commerçants ont déjà fait part de leurs réticences face au projet. W