Alsace : Avec le macramé, une jeune designeuse en textile relance un savoir-faire unique

ARTISANAT Diane Diebold, jeune Alsacienne de 21 ans et designeuse artisan textile, veut relancer un savoir-faire ancestral, le macramé

Gilles Varela
Du macramé par Diane Diebold
Du macramé par Diane Diebold — Diane Diebold
  • Diane Diebold, une Alsacienne de 21 ans, designer artisan textile, veut remettre sur le devant de la scène le macramé, une technique consistant à réaliser avec la plus grande régularité, un enchaînement de nœuds à partir de fils ou de cordes.
  • Elle s’est spécialisée dans cette technique « ancestrale relevant de l’art de la main » pour lancer son activité qui peut « s’adapter à divers univers comme l’architecture d’intérieur, l’ameublement, la mode, l’aménagement paysager… »
  • Elle souhaite également trouver des partenariats avec des artisans et des industriels locaux pour développer son affaire mais surtout « partager les connaissances, les savoir-faire mêlés et travailler sur des projets communs ».

Des fils, des fils partout qui s’entrecroisent à ne plus s’y reconnaître... C'est bien du macramé. Un savoir-faire et des productions artisanales au petit goût des années hippies qui pourrait bien connaître un certain « revival ». « C'est une technique consistant à réaliser, méticuleusement et avec la plus grande régularité, un enchaînement de nœuds à partir de fils ou de cordes », explique Diane Diebold, une  Alsacienne designer artisan textile. La jeune femme de 21 ans s’est en effet spécialisée dans cette technique « ancestrale relevant de l’art de la main » pour lancer son activité. Pour des productions « qui peuvent tout naturellement s’adapter à divers univers comme l’architecture d’intérieur, l’ameublement, la mode, l’aménagement paysager… »

Par sa jeune structure et à défaut d’avoir déjà un atelier, Diane Diebold développe pour l’instant chez elle à Brumath (Bas-Rhin) ce savoir-faire qu’elle a découvert lors d’un stage de fin d’études lors de sa licence en designer textile à l’école Le Corbusier d’Illkirch-Graffenstaden, près de Strasbourg. Un stage chez l’artisan-designer textile Laurentine Périlhou à Toulouse et qui « fut comme une révélation », confie la jeune femme.

Des salons professionnels

Depuis, elle prépare longuement ses projets et réalise des pièces uniques : cloison séparative, assises, treillis et voiles d’ombrages, abat-jour, accessoire de mode… Côté affaires, la jeune femme travaille à des partenariats avec d’autres professionnels, des artisans, des industriels, « de quoi partager les connaissances, nos savoir-faire mêlés et travailler sur des projets communs » souligne la jeune femme.

Du macramé par Diane Diebold
Du macramé par Diane Diebold - Diane Diebold

Et pour l’aider dans son développement, Diane Diebold a lancé une cagnotte en ligne participative et a atteint son but. Principalement pour acquérir des bobines de fils, car si le macramé est chronophage, il est aussi très gourmand : une de ses dernières productions, un paravent de 2,5 mètres carrés, a en effet nécessité plus d’un kilomètre de fil. Une cagnotte qui permettra également de s’inscrire à des salons professionnels comme Résonances (Strasbourg), le Carrousel des Métiers D’arts (Paris), Cousu de Fil Rouge (Vosges) afin de présenter ses échantillons et démarcher de futurs clients. Puis à terme, de financer et de développer un lieu d’expérimentation et de productions » même si à présent, elle compte plutôt « s’installer dans un atelier partagé à Strasbourg »… Voire plus tard, proposer des initiations au macramé, accueillir des stagiaires, déployer des projets à grande échelle », détaille-t-elle.

Mais pour l’heure, elle est déjà surbookée et prépare entre autres une commande pour des designers italiens reconnus qui exposeront à Paris en juin prochain. Et pour développer sa petite entreprise, elle s’attache à la fabrication d’objets en petite série, des expérimentations du macramé avec divers matériaux et à différentes échelles. Une fabrication qu’elle souhaite surtout la plus écoresponsable possible. « J’utilise des fils manufacturés en France, ou en Allemagne, pas loin, mais aussi des fils recyclés, parfois même à partir de vielles chambre à air ». Une multitude d’idées en somme, pour tisser sa toile…