Le Club des ambassadeurs d'Alsace veut tisser des liens sur la Toile

Philippe Wendling

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Vincent Froehlicher, directeur de l'Adira.
Vincent Froehlicher, directeur de l'Adira. — G. VARELA / 20 MINUTES

Au cours de ses prochaines manifestations, le Club des ambassadeurs

d'Alsace ne proposera pas des chocolats à ses membres, mais les services d'un animateur. A compter de ce matin, l'Adira, l'agence de développement du Bas-Rhin, va employer un chargé de mission spécialement dédié à ce mouvement de promotion économique de la région. Il va plancher sur une « version 2.0 » du Club, à travers, notamment, un nouveau site Internet et le lancement d'une application « Alsace » sur iPhone. Des outils modernes à mille lieues de l'image parfois poussiéreuse de la région, mais en parfaite adéquation avec l'évolution des marchés. « Les plans de prospection sont souvent rédhibitoires, estime Vincent Froehlicher, initiateur du Club et directeur de l'Adira. Ils mettent en avant la présence d'autoroutes, d'aéroports, mais tout le monde s'en moque car il y en a partout. Aujourd'hui, il faut parler de nos universités, de notre engagement pour le développement durable, de notre créativité. »

Après un an d'existence, le Club des ambassadeurs regroupe, à travers le monde, quelque 500 entreprises, collectivités et établissements d'enseignement supérieur. Leurs ambitions : promouvoir l'Alsace auprès de sociétés françaises et internationales, et faciliter l'implantation d'entrepreneurs locaux à l'étranger et dans l'Hexagone. A l'origine du club, un constat : « La majeure partie des investissements ne découle pas du hasard ou de rendez-vous sur des salons, mais de dossiers transmis par les réseaux d'Alsaciens », explique Vincent Froehlicher. « Nous ne pouvons plus attendre les Américains pour créer des emplois. Nous ne devons plus être des demandeurs mais des offreurs. » Et pour ce faire, le directeur de l'Adira prône, par exemple, un rapprochement des pôles de compétitivité. W

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