Strasbourg : Elle crée son entreprise pour faire du rangement dans la vie des autres

PLACE A LA PLACE L'Alsacienne Sarah Olszak a créé son entreprise (SaraO) de « home organising », un nouveau métier qui aide à faire le tri dans ses affaires, alléger, organiser et optimiser son intérieur quand on n’y arrive pas, souvent pour des raisons psychologiques

Gilles Varela
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Sarah Olszak (SaraO) Révélation d'intérieurs
Sarah Olszak (SaraO) Révélation d'intérieurs — Sarah Olszak
  • Le métier de « home organising » se développe en France.
  • Il propose des accompagnements au tri des objets, au désencombrement des maisons ou des entreprises et à la réorganisation des espaces de vie « pour gagner en simplicité et fluidité au quotidien. »
  • Sarah Olszak, près de Strasbourg, s’attache avant tout à lever les blocages psychologiques de ceux qui veulent faire du rangement mais n’y arrivent pas afin de définir avec eux un plan d’action.

Trop de meubles, de bibelots, de vêtements, trop de tout ? Le besoin de ranger cache souvent l’envie « d’alléger » sa vie sans savoir parfois comment s’y prendre, « être mieux chez soi, c’est être mieux dans sa tête ». C’est en partie l’analyse faite par Sarah Olszak, une Alsacienne qui a créé son entreprise (SaraO) de « home organising », de « révélation d’intérieurs » préfère dire l’autoentrepreneuse, afin de venir en aide à ceux qui ne savent plus comment faire un peu de place chez eux. «  Le bien-être des gens devrait passer par leur habitat » poursuit-elle. « Quand on vit dans un environnement qui nous pèse, qui ne répond plus à nos besoins, nous étouffe, cela a des conséquences sur la vie quotidienne. »

Mais attention, il ne faut pas s’y méprendre. On est très loin d’une « déménageuse ». La jeune autoentrepreneuse ne portera pas votre piano même si elle participe activement au tri. Non, Sarah Olszak propose « de regagner en respiration et en bien-être ». Une sorte d’art de vivre en réalité. « L’idée est vraiment de lever les blocages psychologiques, de revoir son rapport à l’objet, et d’aider les personnes concrètement, de leur transmettre des méthodes bienveillantes et efficaces aboutissant à la réorganisation des espaces et la mise en place de nouvelles habitudes de consommation plus durables. »

Le rapport à son propre habitat

Le home organising est un de ces nouveaux métiers mal connus en France même si cela « se pratique depuis une dizaine d’années aux USA ou au Canada. Pays habitués aux coachings en tout genre », dit en souriant Sarah Olszak. Un métier qui se développe cependant sur le territoire face à la demande « d’une société de plus en plus soucieuse de son bien-être, qui se questionne sur le consumérisme et de son rapport à son propre habitat. Notamment après la période récente qui nous a imposé beaucoup de temps chez nous et fait changer de regard sur notre environnement quotidien », souligne Sarah Olszak.  « Ce bien-être passe aussi par une optimisation du temps et de nos espaces de vie pour trouver le juste équilibre personnel, professionnel. » D’ailleurs, elle propose également ses services aux entreprises ou commerces qui souhaitent se réorganiser.

Un nouveau métier dans lequel Sarah Olszak s’est engagée au printemps 2021. Depuis, les demandes se multiplient et cette nouvelle proposition trouve son public. « Souvent des familles dont les enfants ont grandi, lors de déménagements, des personnes âgées qui souhaitent faire un peu le tri, en cas de deuil, de changement de vie… »

Le tri avant tout

L’objectif ? « Ce n’est pas de porter un jugement ou d’être moralisateur, poursuit Sarah Olszak. Il y a des gens qui vivent avec du bazar jusqu’au plafond et qui sont heureux comme ça. J’accompagne ceux qui en ont besoin à passer à l’action. » Concrètement, la jeune autoentrepreneuse « prend tout d’abord le temps de discuter avec ceux qui la sollicitent, de comprendre pourquoi ils en sont arrivés là, ce qui pèse dans leur quotidien, pourquoi ils ne s’y sont pas attaqués depuis des années, leur besoin de garder un objet obsolète "au cas où" »… Avant de « poser un diagnostic et agir en conséquence ».

C’est réellement alléger son intérieur par le désencombrement avant tout, avant de repenser les espaces si nécessaire pour plus de simplicité au quotidien, de remplir des cartons avec une méthode. « Dans neuf cas sur dix, ce n’est pas un problème de meubles mais surtout d’avoir trop de choses. On me parle toujours de réagencement, mais avant cette étape, il est primordial de réfléchir à ce que l’on peut et veut mettre dans ces meubles, image Sarah Olszak. Il arrive souvent qu’on ne sache même plus ce qu’il y a réellement dans son placard. »