Dédommagés, les commerçants ?

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Nicolas Sarkozy est attendu à la caisse centrale. Autre catégorie à attendre une indemnisation, les commerçants. Avant le sommet de l'Otan, ils avaient obtenu de la préfecture la promesse de pouvoir ouvrir exceptionnellement un dimanche. Aucune date n'a encore été fixée, mais la municipalité a déjà indiqué que les transports publics seront gratuits durant ce week-end.

« Nous avons demandé que cette journée se déroule le 28 juin, soit le premier dimanche des soldes, précise Pierre Bardet, directeur général des Vitrines de Strasbourg. On nous avait annoncé la venue de délégations et de 4 000 journalistes au centre-ville, on ne les a pas vus. » Et encore moins de clients alsaciens. Résultat, certaines boutiques accuseraient une baisse de 95 % de leur chiffre d'affaires durant la semaine du sommet.

« Même si un dimanche d'ouverture est déjà une bonne contrepartie, ça ne suffit pas, poursuit Pierre Bardet. Nous venons d'écrire au président de la République pour obtenir une indemnité de 500 000 euros en vue d'organiser une grosse action de communication sur Strasbourg. » La lettre sera remise demain aux conseillers de l'Elysée par les émissaires de la ville. W