Strasbourg : « Pas de bonne nouvelle » pour l'avenir du magasin Printemps

ECONOMIE L'enseigne a fermé boutique fin octobre et depuis, l'immense bâtiment est vide

Thibault Gagnepain
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Le magasin Printemps à Strasbourg.
Le magasin Printemps à Strasbourg. — G. Varela / 20 Minutes
  • En plein centre-ville de Strasbourg, le magasin Printemps est fermé depuis fin octobre, après sa liquidation totale.
  • Quel avenir pour cet immense centre commercial ?
  • Après trois mois, aucun repreneur ne se serait manifesté. Sans que cela n’inquiète plus que ça la mairie, ni l’association des commerçants.

Des portes désespérément closes, avec des affiches de liquidation définitive encore placardées… Depuis bientôt trois mois, le centre-ville de Strasbourg a perdu l’un de ses magasins les plus emblématiques. Fin octobre, le Printemps, sur la centrale place de l’Homme de Fer, a fermé ses portes,  comme d'autres en France.

Et maintenant ? Le lieu va-t-il accueillir une nouvelle enseigne ou être transformé ? Les lecteurs de 20 Minutes avaient exprimé leurs préférences sur le devenir du bâtiment et ses 7.500 m² répartis sur six niveaux en novembre 2021. Marché couvert, palais de la gastronomie  alsacienne, lieu alternatif, les idées ne manquaient pas.

Plus d’un an après, aucune ne s’est réalisée. Pire, ça ne semble pas trop se bousculer pour une éventuelle reprise. « Non, je n’ai pas de bonne nouvelle à annoncer », lance l’adjoint à la maire en charge du commerce, Joël Steffen. « Comme souvent, les rumeurs vont bon train, mais nous n’avons pas connaissance d’un potentiel repreneur. »

Une tendance que confirme Pierre Bardet. « Il n’y a rien, même pas le soufflement d’une feuille de roseau », image le directeur général des Vitrines de Strasbourg, conscient que le dossier peut prendre du temps. A cause de l’immense surface commerciale à couvrir et donc du loyer qui en découle. Il serait compris dans une fourchette de 1,5 à 2 millions d’euros par an…

« Il y a toujours des baux en cours »

« D’après les derniers échos que j’ai eus, il y a toujours des baux en cours, donc des locataires », reprend l’élu, qui espère bientôt rencontrer les propriétaires du lieu, une Société civile immobilière (SCI). « On tente de se rapprocher d’eux », insiste Joël Steffen, en rappelant que le centre-ville de la capitale alsacienne est loin d’être désert. Plusieurs enseignes, et pas des moindres, ont ainsi trouvé de nouveaux emplacements ces derniers mois. « La vacance n’est pas importante, on tient plutôt la barre à Strasbourg. » Sauf sur l’une des places les plus passantes de la ville, dans l’un de ses bâtiments les plus visibles.