CUS Habitat n'est pas bien loti

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Le bailleur ne veut pas finir à la cave. Face « à une situation financière extrêmement délicate », CUS Habitat planche sur un plan de consolidation. « Si nous étions une société privée, nous serions au bord du dépôt de bilan », a expliqué, hier, Philippe Bies, son président en sa qualité d'adjoint au maire (PS) de Strasbourg. En cause, un manque de fonds propres d'environ 20 millions d'euros à la suite, entre autres, d'une dépense de 141 millions d'euros dans trois opérations menées simultanément depuis 2005. En partenariat avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), elles portent sur le Neuhof, la Meinau et Lingolsheim. Effectif d'ici à l'été, le plan devrait bénéficier d'une subvention de 15 millions d'euros de la Caisse de garantie du logement social et d'une aide, soumise demain au vote, de 5 millions d'euros de la CUS. Egalement financé par la cession de biens, il permettrait à l'organisme d'investir 680 millions d'euros d'ici à 2017 dans la construction de 2 600 logements et la réhabilitation de 4 911 autres, soit un quart de son patrimoine.

Le plan s'accompagnera du non-renouvellement d'une quarantaine de départs à la retraite. Premier organisme de logement social dans la région, CUS Habitat emploie actuellement 532 personnes. ■ P. W.