Une militante associative tête de liste aux Européennes

Ludovic Meignin

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Elle développe ses idées pour les Européennes. Sandrine Bélier débute ce soir sa campagne à Besançon (Doubs). La jeune femme de 35 ans conduit dans le Grand Est la liste Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit. Juriste de formation, Sandrine Bélier est titulaire d'un DEA Droits de l'Homme et d'un DESS Droit de l'environnement. « Ma volonté n'était pas de cumuler les diplômes mais je me suis rendu compte que les droits sociaux et humains sont étroitement liés à l'écologie. Les populations les plus fragiles sont les premières touchées par les problèmes environnementaux ».

Après ses études, elle entre à Alsace Nature en 1998 en tant qu'emploi-jeune puis en devient la directrice trois ans plus tard. Auteur d'une thèse sur la démocratie participative et la protection de l'environnement, elle participe à ce titre au Grenelle de l'environnement. « Ce fut un grand souffle d'espoir mais qui ne s'est pas concrétisé car le pouvoir politique continue de fonctionner sur le modèle des Trente Glorieuses. Il faut certes soutenir l'industrie automobile mais ces aides doivent être conditionnées à la production de voitures plus propres et moins consommatrices. Nous proposons une conversion écologique de notre économie pouvant créer dix millions d'emplois en Europe sur cinq à dix ans. » Ainsi Sandrine Bélier estime qu'au lieu de réagir à la crise « par une relance en ressortant de vieux projets d'infrastructures comme le GCO, on ferait mieux de financer la seconde phase du TGV-Est et de développer le cadencement des TER ». Et pour elle, cela passe nécessairement par l'Europe car « la France seule ne fait pas le poids. Aujourd'hui, l'Union finance les transports, l'agriculture et soutient l'industrie ». ■