Strasbourg : Un sanglier déambule en pleine ville

GROIN GROIN Après une longue journée, le mammifère a pu être transporté dans une forêt

Thibaut Gagnepain
Le sanglier a passé l'après-midi dans l'écoquartier Danube de Strasbourg.
Le sanglier a passé l'après-midi dans l'écoquartier Danube de Strasbourg. — « Association Eden - Ecoquartier Danube »
  • Un sanglier a animé la vie de l’écoquartier du Danube, à Strasbourg, dimanche.
  • L’animal serait arrivé tôt le matin, avant d’être immobilisé et évacué tard le soir, vers 23 h.
  • L’opération n’a pas été simple…

Dimanche agité, dans un quartier de Strasbourg ! Du matin jusqu’au soir très tard, les habitants de l’écoquartier Danube ont vécu au rythme d’un  sanglier qui s’était égaré sous leurs fenêtres.

« Il était très calme. On nous a même raconté qu’il était là très tôt et que des enfants étaient passés à côté de lui sans souci », retrace à 20 Minutes Cindy Le Diberder. La vice-présidente de la  SPA de la capitale  alsacienne s’est rendue sur les lieux peu après 19 h, « quand notre standard s’est mis à exploser car on nous disait que des chasseurs voulaient l’abattre ».

Une version contestée par le lieutenant de louveterie Stéphane Reisser. « Il n’a jamais été question de lui tirer dessus, on ne peut pas faire n’importe quoi en milieu urbain », assure-t-il. « Mais ce qui est vrai, c’est qu’on avait un fusil au cas où l’animal chargerait. » Mais le sanglier n’a pas trop bougé. « Il est resté dans son petit bosquet, a même préparé son lit et s’est couché », raconte encore Cindy Le Diberder.


Cette relative immobilité a permis aux pompiers de Molsheim, équipés d’un fusil hypodermique de tenter de l’endormir via des fléchettes. Raté ! Deux tirs ont manqué la cible et les deux autres n’ont pas totalement couché l’animal. « A un moment, il était plus de 22 h 30, on s’est dit qu’il fallait y aller », reprend le lieutenant de louveterie, qui s’est donc jeté sur le sanglier « de 55 kg » avec deux collègues. Ficelé, il a ensuite pu être anesthésié par un vétérinaire sur place. Avant d’être transporté et relâché dans la forêt voisine du Neuhof.

Retour à l’envoyeur ? Stéphane Reisser se pose la question depuis hier soir. Le comportement du mammifère l’a interpellé. « Il n’avait pas peur de l’être humain, comme s’il y était habitué, ce n’est pas normal. Ce n’est qu’une hypothèse mais je me dis que quelqu’un du coin pourrait l’avoir élevé dans un jardin, je ne sais où… »