La justice a fort à faire

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Les affaires se suivent. Annoncée lundi par la préfecture, la mise en examen de deux participants présumés à des mises à feu samedi au Port-du-Rhin a été confirmée hier par le parquet. Les prévenus, un homme de 20 ans et un lycéen russe de 18 ans, vivent tous les deux dans la région de Rostock, dans le nord-est de l'Allemagne. Ecroués pour vols et dégradations par incendie, ils sont soupçonnés d'avoir dérobé des tampons officiels et allumé un local des douanes, en contrebas du pont de l'Europe. Ils auraient agi peu avant le début du défilé contre l'Otan et ont été appréhendés sur les dires d'un douanier qui les avait suivis. S'ils ont avoué ces faits, ils ne sont pour le moment pas impliqués dans les destructions du poste frontière, de la pharmacie et de l'hôtel.

Jugé hier après-midi en comparution immédiate pour outrage et violence sur agent, un Strasbourgeois de 31 ans a été condamné à un an de prison dont six mois avec sursis et deux ans de mise à l'épreuve. Ivre alors qu'il essayait de quitter la manifestation samedi au Port-du-Rhin, il avait frappé et mordu au pouce un policier en précisant « être porteur du sida ». Un second prévenu de 23 ans, originaire du Neuhof, a également été entendu hier par le tribunal d'instance pour complicité de violence sur des gendarmes. Il aurait transporté sur un scooter un mineur poursuivi pour jet de pétards sur deux militaires, vendredi au Neuhof. L'affaire a été renvoyée au 12 mai. Son complice présumé comparaîtra le 17 avril devant le juge des enfants. ■ Philippe Wendling