Strasbourg : D’une bière, deux coups… Un nouveau spa à la bière ouvre bientôt ses portes au pays des cigognes

SANTÉ Baptisé Taaka Beer Spa, l’établissement devrait ouvrir ses portes dans le centre-ville d’ici mi-décembre

Luc Sorgius
Une pinte de bière (illustration).
Une pinte de bière (illustration). — Malina Petr
  • Un nouveau spa à la bière va ouvrir ses portes à la mi-décembre à Strasbourg.
  • Le concept a été importé de Prague par un couple d'Alsaciens.
  • Naomie Crawshaw et Paul Fruh ont d'ailleurs déjà récolté plus de 10.000 euros dans leur campagne de financement participatif pour lancer le projet.

La bière qui mousse, tout le monde connaît. Mais la bière qui masse ? Lors d’un voyage à Prague en 2016, alors qu’ils étaient encore étudiants, Naomie Crawshaw et Paul Fruh ont découvert ce concept dont ils n’avaient jamais entendu parler jusqu’alors : un spa à la bière. De retour de la capitale tchèque, les deux Alsaciens poursuivent leurs études à l’école de management de Strasbourg. Avec une idée : celle d’importer le concept dans leur région d’origine.

Cinq ans plus tard, leur rêve est sur le point de se réaliser. Avec un tantinet de retard. « On a subi quelques retards liés à la pénurie de bois. L’ouverture est programmée pour la mi-décembre, pendant le marché de Noël », souffle Naomie Crawshaw, cogérante de Taaka Spa Beer.

« Combiner les deux aspects de nos vies »

Avant cela, le couple a pris le temps de mûrir le projet. « J’aime bien prendre soin de moi, alors que Paul est plutôt du genre à aimer boire des verres en terrasse, raconte Naomie Crawshaw. On a voulu faire quelque chose qui combinait les deux aspects de nos vies. »

Le déclic est intervenu « lors du premier confinement », en mars 2020. Très rapidement, Paul et Naomie, alors salariés, décident d’accélérer. Ils intègrent notamment l’incubateur de l’école de management de Strasbourg, La Ruche à Projets, au mois de septembre de la même année. « Bloc par bloc, tout s’est enchaîné, mais c’est quand on a trouvé le local en mars de cette année que tout s’est mis en place », raconte Naomie.

Et pourquoi « Taaka » ? « Cela signifie « cigogne » en maori. Et comme la Nouvelle-Zélande est un grand pays consommateur de bières, on a fait ce clin d’œil », explique la jeune femme de 26 ans.

Un mélange de houblon, de malt et de levure de bière

Situé rue Marbach, à quelques encablures de la place Kléber en plein centre-ville, le futur spa à la bière disposera d’une superficie de 130 m² « avec quatre baignoires duo, soit de la place pour huit personnes au total », ajoute la cogérante. Les sessions, d’une durée d’une heure, se déroulent selon la trame suivante : « Quinze minutes de sauna, trente minutes dans une baignoire, puis quinze minutes dans une salle de relaxation. » Les tarifs oscillent entre 60 euros (en solo) et 100 euros (pour deux).

Se pose alors la question cruciale : est-ce qu’on peut réellement se baigner dans de la bière ? « Ce n’est pas de la bière à proprement parler, précise Naomie Crawshaw. Il s’agit d’un mélange des composants de la bière que sont le houblon, le malt et la levure de bière, qui ont des bienfaits pour la peau. Par exemple, le mal contient des antioxydants et le houblon aide à se détendre. »

Un concept « inédit en France »

Que les assoiffés se rassurent : ils pourront se détendre tout en levant le coude. « Le plus, c’est de pouvoir boire des bières tout en étant dans la baignoire », sourit Naomie Crawshaw. Seule restriction : « Nous ne pouvons pas servir d’alcool en illimité. Il y aura donc un service avec une tireuse interactive et un système de carte avec un forfait. »

Afin de donner une impulsion à leur projet, le couple a lancé une campagne de financement participative. Elle a largement dépassé leurs espérances : plus de 10.000 euros récoltés, alors que Paul et Naomie en espéraient 3.000. « On savait que le concept allait plaire, mais on est très contents, ça donne du baume au cœur », se réjouit la cofondatrice du lieu. Il ne reste plus que quelques semaines à attendre avant de voir émerger à Strasbourg « ce concept inédit en France ».