La mobilisation sur le pavé était en retrait

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Les étudiants et les enseignants-chercheurs étaient moins nombreux que la semaine dernière à défiler hier dans la rue. Qu'importe pour Elodie, étudiante en arts à l'Université de Strasbourg (UDS) : « Il y a moins de monde que d'habitude mais on est là pour se faire entendre, c'est ça l'essentiel », confie-t-elle. Le cortège aurait réuni 600 personnes selon la police. Les organisateurs évoquaient, quant à eux, le chiffre de 2 500 manifestants.

« On continue parce que rien n'a bougé, contrairement à ce que prétend notre gouvernement », indique Fabienne Huber, ingénieure en sciences de la terre au CNRS de Strasbourg. Elle s'inquiète notamment « de budgets revus à la baisse dans des laboratoires et du non-renouvellement des départs à la retraite dans la recherche. Nous assistons actuellement à un véritable désengagement de l'Etat ».

A son arrivée sur la place Kléber, où il devait par la suite se disperser, le cortège de manifestants a formé symboliquement une chaîne humaine tout autour du parvis. ■ Ludovic meignin