L'abus d'Exotisme nuit à la forêt

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Du shopping militant. Une quinzaine de membres de Greenpeace ont arpenté les rayons de trois enseignes de bricolage et d'ameublement à la recherche de « bois d'origine incontrôlée », samedi à Vendenheim. Leur objectif : amener les distributeurs et les consommateurs à privilégier les produits locaux ou ceux bénéficiant du label Forest Stewardship Council. Ce dernier garantit que les essences n'ont pas été extraites illégalement ou de façon non conforme aux règles. Un plus, estime Isabelle Stéphan, responsable de Greenpeace, alors que le commerce de bois exotique menace certains pays « de déforestation totale. Actuellement, c'est l'équivalent d'un terrain de foot qui est détruit toutes les trois secondes. » Avec des conséquences sur la faune, la flore et les populations vivant de la cueillette et de la chasse. Sur les trois magasins de Vendenheim contrôlés samedi, deux « ont déjà commencé une démarche intéressante », précise Isabelle Stéphan, qui prévoit de les revisiter bientôt. ■ P. W.