Keller fustige le « théorème de Ries »

Philippe Wendling

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Ils veulent mettre « un peu de couleur et d'humour dans la grisaille ». Le groupe d'opposition Strasbourg au centre a publié hier un pamphlet sur la première année de mandat de la majorité socialiste. En couverture du fascicule, intitulé tout simplement « 1 an », l'image d'une porte ouverte sur un mur. Au fil de six chapitres, l'équipe de Fabienne Keller (UMP) tire à boulets rouges sur le maire, Roland Ries. « Certes nous ne l'attendions pas sur des projets : il n'en avait pas. [...] A l'hiver déjà rude, s'ajoute l'hibernation de notre ville. Ries morne plaine. »

De la gestion économique de l'édile à sa politique sociale et d'urbanisation, tout y passe. Parmi les critiques, le manque de concertation qui entourerait les prises de décision. « La démocratie locale n'existe pas », estime Jean-Charles Quintiliani, conseiller municipal Gauche moderne. Roland Ries en avait pourtant fait son cheval de bataille pendant la campagne électorale rappelle l'élu. « Nous refusons l'immobilisme et la fatalité de la municipalité », ajoute Fabienne Keller. Et ce d'autant plus que le nombre de collaborateurs au cabinet du maire aurait doublé et des postes de directeurs généraux créés. « Le nouveau théorème de Ries, explique-t-elle, c'est plus de staff et moins de taf. » ■