Strasbourg sort les griffes et ne veut toujours pas accueillir de cirques avec des animaux sauvages

GRRRRRRRRRR Un chapiteau s’est installé dans une zone commerciale proche de Strasbourg et démarche dans la capitale alsacienne

T.G.

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Des manifestatants contre les animaux sauvages dans les cirques, à Strasbourg, avril 2018.
Des manifestatants contre les animaux sauvages dans les cirques, à Strasbourg, avril 2018. — G. Varela / 20 Minutes

EDIT du 23 juillet à 11h30 : Le parking se situe bien sur le ban communal d’Illkirch, d’où les précisions du maire de cette commune

« Grand spectacle La légende de King-Kong ce jeudi à 18 h. » Depuis ce matin, les habitants de Strasbourg et de ses communes voisines n’ont pas pu rater le message. Un camion armé d’enceintes tourne dans les rues et le slogan est inlassablement répété. Pour voir des tigres, lions, singes et autres zèbres (comme sur l’affiche), il faudra se rendre sur le parking d’un grand magasin de meubles dans une zone commerciale proche de la capitale alsacienne. Mais pas sur son ban communal.

C’est justement ce qui a poussé la mairie à communiquer cet après-midi. « Contrairement à l’information diffusée par les organisateurs, le cirque n’est pas implanté sur le territoire de la ville de Strasbourg », écrit-elle en rappelant son opposition aux spectacles avec des animaux sauvages « en raison des souffrances qui leur sont infligées ». Cela ne date pas d’hier. Le conseil municipal de Strasbourg avait adopté à l’unanimité le 16 avril 2018 un vœu à ce sujet.

Mais pas les communes d’Illkirch-Graffenstaden, d’Ostwald et de Geispolsheim, les trois qui se partagent le parking où s’est installé le cirque. Toutes jointes par 20 Minutes jeudi, elles affirment que ce fameux endroit se situe sur le ban communal du voisin. « Et c’est un terrain privé », expliquent-elles encore. Quant au cirque en question, il assure « être dans les clous de la législation ».

Après vérification, le maire d’Illkirch-Graffenstaden a confirmé vendredi que le cirque s’était bien installé sur une partie de sa commune. « On a été faire constater par la police municipale tous les papiers et tout est en règle », a expliqué Thibaud Philipps à 20 Minutes. « Néanmoins, on ne veut pas d’animaux sauvages chez nous et nous refusons régulièrement les demandes en ce sens. Là, c’est le gestionnaire du centre commercial qui a accepté et je vais aller le rencontrer pour éviter que ça se reproduise. »