Alsace : La marque Tolteca propose des parfums 100 % naturels et vegan

INNOVATION La marque Tolteca propose deux nouveaux parfums aquatiques « sans aucune molécule de synthèse »

Thibaut Gagnepain

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Aurélie Antenat, la créatice de la marque « Tolteca ».
Aurélie Antenat, la créatice de la marque « Tolteca ». — Tolteca
  • L’Alsacienne Aurélie Antenat a lancé il y a trois ans Tolteca, sa marque de parfum.
  • Avec une idée directrice, « bannir tous les ingrédients controversés et éléments de synthèse qu’on trouve dans les conventionnels. Je voulais vraiment proposer des produits éthiques, et 100 % naturels. »
  • Deux nouveaux produits viennent d’être proposés à la vente : des parfums aquatiques.

Qui a déjà regardé la composition de son parfum ? Vous ? Non. Aurélie Antenat, si. C’est même comme ça que cette entrepreneuse originaire de Sélestat, en Alsace, a eu l’idée de lancer sa marque de parfum, en 2018. « J’étais à la recherche de fragrance vegan et j’ai remarqué que c’était très difficile d’en trouver en France », retrace la créatrice de Tolteca, un nom choisi en référence… d’un livre.

« Les quatre accords toltèques de Don Miguel Ruiz, ouvrage très connu en développement personnel, m’a donné le courage d’y aller. De m’affranchir de mes peurs », poursuit la trentenaire, qui a longtemps travaillé comme maquilleuse professionnelle à Strasbourg. Avant de reprendre des études de communication, de gestion d’entreprise et donc de plonger pleinement dans l’univers de la parfumerie.

Avec une idée directrice, « bannir tous les ingrédients controversés et éléments de synthèse qu’on trouve dans les parfums conventionnels. Je voulais vraiment proposer des produits éthiques, vegan et 100 % naturels. » Pas simple… Mais six ont déjà vu le jour, avant les deux derniers nés, un féminin et un masculin.

Un emballage à planter !

Toujours sur le thème des forces de la nature, ils sont cette fois consacrés à l’eau. « C’était très difficile de composer un parfum aquatique sans aucune molécule de synthèse », insiste Aurélie Antenat. « Mais Stéphanie Bakouche, qui avait travaillé pour d’autres marques avant et est installée à Grasse, a relevé le défi. Notre création est certifiée naturelle à 99,99 % par Ecocert. Pas 100 % car le concentré de parfum est dilué dans de l’alcool de blé bio qui est dénaturé. »

Petit détail : l’emballage du flacon de poche (11 ml, 20 euros) est en papier ensemencé. Soit « avec des graines de fleurs sauvages qui sont à planter ». Et celui du plus grand contenant (50 ml, 50 euros) possède un « capot qui se transforme en porte-clés ». Toujours dans une démarche zéro déchet.

Bientôt des parfums solides ?

Les deux parfums font actuellement l’objet d’une campagne de financement participatif sur Ulule plutôt réussie, avec près de 250 préventes sur un objectif initial de 150. L’entrepreneuse désormais installée à Bellefosse, dans le Bas-Rhin, ne compte pas s’arrêter là. « Encore dans une phase d’investissement » pour son entreprise, elle travaille déjà sur des projets de parfums solides et des huiles. Bien sûr 100 % naturels (ou presque).

« Oui, nous ne sommes pas la seule marque à proposer des produits de ce type mais on fait partie des premiers et c’est la tendance actuelle », conclut-elle. « On est sur un retour à la parfumerie d’antan qui reposait uniquement sur du naturel. »