La SNCF fait le coup de la panne

Philippe Wendling

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Les yeux rivés sur les écrans d'information, les oreilles à l'affût d'une bonne nouvelle, ils étaient encore plusieurs dizaines de voyageurs à attendre dans le hall de la gare de Strasbourg, hier vers 10 h 30. Parmi eux, Audrey peste. « Comme je devais être à Metz à midi, je voulais prendre le train de 10 h 02. Cela fait une demi-heure que je l'attends et je me demande si je ne vais pas finalement prendre ma voiture. Les TGV sont déjà tous repartis, pas les TER qui ne semblent pas le principal souci de la SNCF. Les agents sont gentils, mais ils ne savent pas grand-chose. »

A ses côtés, Marie-Paule prend elle aussi son mal en patience. « Quand j'ai vu que tout était bloqué, j'ai cru à une grève surprise, mais finalement on m'a expliqué qu'il y avait eu un incident technique. » Plus précisément, une panne « soudaine » d'alimentation électrique liée « à une disjonction de composants électroniques », précise la SNCF. Celle-ci est survenue à 8 h 30 au niveau du poste d'aiguillage informatique et a duré près d'une heure.

Touchant le groupe électrogène de secours, la panne a empêché la gestion, « avec les outils de commande habituels, des trains sur l'étoile ferroviaire » de la ville. Résultat, dix-neuf TER et TGV en partance ou en approche de la gare au moment des faits ont été neutralisés, tandis que toutes les liaisons vers Strasbourg ont été stoppées. Des navettes de bus ont dû être organisées depuis la gare de Vendenheim, tandis que des trains ont marqué des arrêts à Hoenheim et à la Meinau pour permettre aux usagers de regagner le tram. Bilan, douze TER ont été supprimés et soixante-dix trains retardés, jusqu'au retour à la normale du trafic vers 14 h 30. ■