Une nouvelle voie toute tracée pour les bus

Philippe Wendling

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Le département roule pour les déplacements en commun. Réunis en commission permanente, les conseillers généraux du Bas-Rhin viennent de valider le lancement d'une concertation publique sur la création d'un transport en site propre de l'ouest strasbourgeois (TSPO). Censée débuter en mai, elle donnera lieu à des réunions publiques et des expositions dans les communes concernées par ce projet de voie routière réservée aux bus. Prévue sur une trentaine de kilomètres, elle longera la D 1004, la RN 4 et l'A 351 entre Strasbourg et Wasselonne. Son objectif : améliorer les dessertes et raccourcir les temps de parcours des transports collectifs sur des routes régulièrement saturées par les véhicules individuels.

Dans les cartons depuis plus de cinq ans, le TSPO a déjà fait l'objet de plusieurs approches. « Il était notamment envisagé d'utiliser des engins hybrides de type tramway montés sur pneus et roulant sur des rails », explique Francis Genet, chef de projet transport en site propre au conseil général. Un système finalement abandonné pour des raisons financières et pratiques. Selon des estimations, il ne permettait de rallier Strasbourg depuis Wasselonne qu'en 50 minutes, soit une vingtaine de plus qu'en voiture lorsque le trafic est fluide.

« Avec un site propre, même en période de bouchon, le trajet en bus devrait pouvoir être assuré en une trentaine de minutes », se réjouit Francis Genet. Pour les usagers, un gain de temps renforcé notamment par la programmation régulière de navettes chaque 10 à 15 minutes aux heures de pointe, c'est-à-dire entre 7 h et 9 h, et 16 h et 19 h. Elles pourraient être assurées par des cars d'une capacité de 70 places, voire de 100 places, permettant à tous les clients d'être assis. Répondant à des normes de respect de l'environnement, les véhicules devraient aussi offrir un certain confort, grâce, par exemple, à l'affichage des horaires réels d'arrivée et de correspondance.

Autre avantage du TSPO, il servira aussi aux lignes déjà exploitées par le département au travers du Réseau 67. « On ne va pas déshabiller le territoire de ses lignes de transport, précise Francis Genet. Tout comme, nous n'enlèverons ou ne réduirons pas le nombre de voies routières existantes, nous en créerons juste une autre sur la largeur. » ■