Alsace : Réelu président, Frédéric Bierry veut lancer des votations, dont une sur la sortie du Grand-Est

POLITIQUE Sans surprise, Frédéric Bierry a été réelu président de la Communauté européenne d’Alsace ce jeudi. Et a annoncé ses priorités

T.G.
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Frédéric Bierry a été réelu avec 75 vois sur 80.
Frédéric Bierry a été réelu avec 75 vois sur 80. — Sébastien Sutter / CeA
  • Frédéric Bierry a été réélu président de la Communauté européenne d’Alsace (CEA) ce jeudi à Colmar.
  • Dans son discours inaugural, Frédéric Bierry a annoncé neuf orientations stratégiques, dont un déploiement d’un nouveau plan de relance.
  • Le président veut également « expérimenter un système de votation, dans l’esprit de ce qui se fait en Suisse, afin de solliciter l’avis de la population sur les grands sujets à enjeux pour notre population et pour le territoire tout au long du mandat. »

« Nous sommes élus pour sept ans et nous allons construire ensemble la première véritable mandature de la Collectivité Européenne d’Alsace. » Après les habituels remerciements, voilà comment Frédéric Bierry a lancé, jeudi à Colmar, son nouveau mandat de président de la CEA,  l'entité née le 1er janvier et qui regroupe les départements du Haut et Bas-Rhin.

L’ancien maire de Schirmeck, 55 ans, a été réélu sans souci à son poste. Sur les 80 nouveaux conseillers, 75 lui ont donné leur voix, contre quatre pour la candidate écologiste Ludivine Quintallet.

« Devenir un laboratoire national d’innovation démocratique »

Dans son discours inaugural, Frédéric Bierry a annoncé neuf orientations stratégiques, dont un déploiement d’un nouveau plan de relance. Il souhaite, dans la plupart des cas, associer les habitants aux décisions. « Je vous propose pour ce nouveau mandat de nous lancer dans une refonte globale de notre dialogue avec la population. D’expérimenter et de devenir un laboratoire national d’innovation démocratique », a ainsi insisté le président, lui qui veut également « expérimenter un système de votation, dans l’esprit de ce qui se fait en Suisse, afin de solliciter l’avis de la population sur les grands sujets à enjeux pour notre population et pour le territoire tout au long du mandat. »

Il a déjà évoqué quatre pistes pour d’éventuelles votations : « les modalités d’organisation de la taxe poids lourds, le choix d’intervenir sur la dépollution de Stocamine […] la sortie ou non de l’Alsace du Grand-Est » et les « orientations du service public alsacien. »

Concernant la sortie du Grand-Est, Frédéric Bierry ne fait que répéter ce qu’il avait déjà lancé le soir des élections, dimanche. « Je crois qu’aujourd’hui, il est surtout urgent de se mettre au travail et de sortir de la crise, plutôt que de se battre sur une énième réforme institutionnelle », lui avait alors répondu le président du Grand-Est, Jean Rottner.