« Je serai vigilant sur le respect de la sécurité »

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Comment percevez-vous le mouvement à l'université ?

Il y a un malaise de la société qui fait tache d'huile. C'est un peu dommage, car je souhaite que l'UDS ne soit pas freinée dans ses projets.

C'est-à-dire ?

Ce contexte peut perturber la construction de l'UDS, qui doit avancer sur son fonctionnement effectif. Parmi les chantiers, il y a l'harmonisation des calendriers d'examens.

L'Institut le Bel est à présent occupé. Qu'en pensez-vous ?

Les étudiants doivent pouvoir exprimer leurs revendications. C'est pourquoi, nous leur fournissons un amphithéâtre pour qu'ils puissent se réunir. Cependant, je serai vigilant sur le respect de la sécurité des personnes et des biens.

Que faut-il pour sortir du conflit ?

Un dialogue constructif. Il y a eu des avancés avec des suppressions de postes qui ont été annulées.

La LRU est également très contestée...

La base de la LRU est bonne, mais il y a sans doute des aménagements à faire.

L'évaluation des enseignants-chercheurs fait aussi polémique...

C'est le seul système qui permet de rendre des comptes au contribuable et les critères d'évaluation seront établis en toute transparence.

Que pensez-vous de la revendication d'étudiants réclamant que la future prime des présidents d'université leur soit reversée ?

C'est de la démagogie. La prime ne doit pas être déraisonnable, mais elle est méritée vu les responsabilités d'un président. Toutefois, elle ne doit pas venir remettre en cause les moyens alloués aux universités. ■ Recueilli par L. M.