Un mois avant l'événement, une foule de détails à régler

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« Tout n'est pas calé. » Selon Jean-Marc Rebière, préfet de région, ce n'est qu'à la fin de la semaine que seront connus le programme et les périmètres de sécurité détaillés du sommet de l'Otan, prévu à Strasbourg et à Baden-Baden (Allemagne), les 3 et 4 avril. En cause, notamment, la venue uniquement ce vendredi de la commission américaine chargée du déplacement de Barack Obama. Elle se serait rendue, entre autres, au Jardin-des-Deux-Rives qui pourrait accueillir les chefs d'Etat le temps d'un cliché, le 4 avril au matin. Si la séance photo n'est pas encore officialisée, elle fait l'objet d'un accord de principe entre la France et l'Allemagne. Quoiqu'il en soit, la navigation sur le Rhin, sera bloquée entre 4 h et 10 h.

Côté interdiction toujours, le préfet a répété ce week-end que les autoroutes pourraient être partiellement coupées à la circulation et des déviations organisées jusqu'en Lorraine. L'aéroport d'Entzheim sera aussi certainement touché par des mesures restrictives, ainsi que la navette ferroviaire qui le relie à la gare strasbourgeoise.

Autre point encore à régler, le lieu de résidence des chefs d'Etat, et notamment celle de Barack Obama. Selon certaines hypothèses, il devrait loger à l'hôtel Hilton, en face du Palais des congrès où se dérouleront les réunions. Ou bien, pour des raisons de sécurité, il pourrait séjourner sur une base américaine de l'Otan, à Ramstein (Allemagne). Dans le flou qui entoure donc toujours l'événement, le préfet n'a émis qu'une certitude ce week-end : « Aucune manifestation ne sera autorisée au centre-ville ni aucun attroupement autour du sommet. » D'après lui, la menace de débordements de la part de militants anti-Otan est bien « réelle ». ■P. W.