Strasbourg : Le zoo de l’Orangerie va finalement devenir un parc animalier pédagogique et familial

ANIMAUX La miniferme du zoo de l’Orangerie va donc devenir le pivot du parc et faire l’objet de travaux de rénovation

Gilles Varela

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Le zoo de l'Orangerie à Strasbourg.
Le zoo de l'Orangerie à Strasbourg. — G. Varela / 20 Minutes
  • Le zoo du parc de l’Orangerie à Strasbourg va devenir un parc pédagogique et familial.
  • La ville souhaite à présent faire évoluer les deux espaces du parc dont la miniferme qui devrait être gratuite et accueillir un centre de soin pour les animaux blessés.
  • La miniferme va donc devenir le pivot du parc et faire l’objet de travaux de rénovation pour être mieux adaptée encore aux animaux. Les animaux sauvages et exotiques pourraient être transférés vers des sanctuaires en Europe.

Voilà des années que les discussions sur l’avenir du zoo de l’Orangerie font l’objet de vifs débats. La maire écologiste de Strasbourg Jeanne Barseghian a finalement annoncé ce jeudi que le zoo, qui depuis plus d’un siècle présente une centaine d’animaux sauvages et domestiques, allait devenir un parc pédagogique et familial « pour une meilleure connaissance des animaux de nos régions » mais aussi et surtout un meilleur bien-être animal. 

La maire s’appuie sur les 65.000 signataires qui s’étaient exprimés sur une pétition en ligne en 2019 et qui réclamaient la fermeture du parc. La ville souhaite à présent faire évoluer les deux espaces du parc dont la miniferme qui devrait être gratuite. Les premières pistes de cette reconversion du site sont d’en faire un lieu d’animations et d’apprentissage, avec notamment des activités de soin des animaux, « de présentation d’espèces menacées ou encore de découverte ludique et culturelle de la faune locale. »

La miniferme va donc devenir le pivot du parc et faire l’objet de travaux de rénovation pour être mieux adaptés encore aux animaux et les moyens pédagogiques accrus. On parlera d’écopâturage, de parcours des cinq sens, d’actions de désensibilisation aux phobies de certains animaux, de découverte de la faune sauvage en liberté du parc.

Vers un transfert des animaux sauvages et exotiques

Une évolution du parc vers une ferme urbaine qui avait déjà été entamée ces dernières années, avec le transfert de certains animaux comme les lynxs. Il s’agit aujourd’hui pour l’exécutif strasbourgeois d’aller plus loin dans le projet. «  Tels qu’il est en 2021, il n’a plus sa place à Strasbourg » , assure Marie-Françoise Hamard, conseillère municipale déléguée aux animaux dans la ville en charge du dossier du zoo.

Un lynx de Sibérie observe les alentours depuis un arbre, le 02 février 2006 dans le zoo du parc de l'Orangerie à Strasbourg.
Un lynx de Sibérie observe les alentours depuis un arbre, le 02 février 2006 dans le zoo du parc de l'Orangerie à Strasbourg. - FREDERICK FLORIN / AFP

Mais que vont devenir les macaques ? C’est encore un sujet qui fâche. Si la miniferme va largement évoluer, « en revanche, prévient Marie-Françoise Hamard, pour le respect que l’on doit aux animaux, il n’est plus possible de cautionner la partie où sont détenus les animaux sauvages dans des endroits exigus et mal adaptés, ils n’ont plus leur place à l’Orangerie. » Quant aux macaques précisément, ils pourraient partir vers un sanctuaire plus adapté, mais des désaccords subsistent avec l’association des amis du zoo de l’Orangerie, notamment sur le calendrier de ces transferts. Oiseaux, Wallaby, c’est fini. La ville ne souhaite pas attendre leur mort naturelle et souhaite encourager et accompagner leur transfert également.

Lors du prochain conseil municipal, le 21 juin, sera votée la subvention annuelle à l’Association des amis du zoo de l’Orangerie. Association qui possède les animaux et gère aussi la miniferme, la ville étant propriétaire du lieu et du bâti. L’association sera soutenue promet la maire, mais « la partie du financement concernant la captivité des animaux sauvages sera réduite progressivement, pour à terme être arrêtée. »