Les OGM doivent sortir de l'ombre

— 

Une commune ne peut refuser à un citoyen de lui révéler le lieu de cultures d'organismes génétiquement modifiés. La Cour européenne de justice (CEJ) a donné raison mardi à un alsacien qui avait attaqué la commune de Sausheim car celle-ci avait refusé de lui communiquer la localisation précise d'un projet de culture OGM. La collectivité estimait que cela « porterait atteinte au secret de la vie privée et à la sécurité des exploitants concernés. » Un argument rejeté par la CEJ qui se réfère à la loi européenne du 12 mars 2001 imposant des mécanismes de consultation du public pour toute dissémination volontaire d'OGM. « Une réserve tenant à la protection de l'ordre public [...] ne saurait être opposée à la communication des informations énoncées par la directive », précise-t-elle. Sandrine Bélier, tête de liste d'Europe Ecologie aux élections européennes dans l'Est de la France, a salué hier cette décision « qui lève l'opacité qui régnait jusqu'alors sur la localisation des cultures OGM ». ■ L. M.