Le Plan de retour à l'équilibre accouche dans la douleur

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Le Plan de retour à l'équilibre (PRE) des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) a été voté hier par son conseil d'administration. Il prévoit des mesures d'économies destinées à éponger les pertes de l'établissement. Elles se traduiront notamment par la suppression de 190 postes. Malgré tout, le déficit prévisionnel pour 2009 s'établit à dix millions d'euros. Une situation dont s'inquiète le conseil d'administration des HUS et au premier chef son président, le maire socialiste de Strasbourg, Roland Ries. D'où une motion prise à son initiative demandant à l'Etat « de prendre ses responsabilités. Ce n'est qu'à travers un renforcement des moyens attribués à notre CHU que le retour à l'équilibre pourra être obtenu durablement. » Roland Ries a assuré, en outre, avoir oeuvré pour « améliorer » le PRE avant son vote. Il précise que, contrairement à ce qui était initialement prévu, le système de bonification des salaires des personnels n'est pas revu à la baisse cette année et que « les médecins ont accepté le regroupement de services pour supprimer des doublons et de renoncer à des vacations ». Mais l'intersyndicale des personnels des HUS, à l'origine d'une grève hier contre le PRE et qui dénonce un sous-effectif chronique, n'est pas rassurée : « Les 450 000 euros correspondant aux économies sur les avancements devront être compensés par d'autres réductions de coûts. » ■ L. M.