Alsace : Le Mont Saint-Odile à vendre ? « C'est hors de question », dément le diocèse

PATRIMOINE Le diocèse de Strasbourg, son propriétaire, réflechit plutôt à réduire les coûts

Thibaut Gagnepain

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Le Mont Sainte-Odile.
Le Mont Sainte-Odile. — Wikicommons
  • Le Mont Sainte-Odile, un des monuments les plus célèbres d’Alsace, est-il en vente ? Cette éventualité a été évoquée par un responsable du diocèse de Strasbourg, cité par France 3 Grand-Est.
  • « C’est hors de question », réagit auprès de 20 Minutes François-Nicolas d’Alincourt, directeur de la communication de l’archevêché.
  • En réalité, des mesures d’économies sont à l’étude. Cela pourrait venir d’externalisations d’activités, comme celles de la boutique.

Le lieu est connu dans toute l’Alsace. Chaque année, ce sont 750.000 personnes qui visitent le Mont Saint-Odile. Pour un pèlerinage à l’abbaye de Hohenbourg, une promenade autour ou tout simplement la vue, qui peut être superbe sur la plaine.

Bref, un site emblématique mais aussi… coûteux. Surtout en cette période de crise sanitaire où les habituels revenus touristiques manquent. C’est son propriétaire depuis 1853, le diocèse de Strasbourg, qui le dit. « Dans les cinq à sept ans à venir, il faudra investir environ 10 millions pour des mises aux normes, des réfections etc. », explique son directeur de la communication, François-Nicolas d’Alincourt. « Ce n’est pas une somme anodine. C’est lourd pour nous. »

Trop lourd ? L’éventualité d’une vente du Mont Saint-Odile a été évoquée mardi soir par le chanoine Bernard Xibaut. Interrogé par France 3 Grand-Est, le chancelier et secrétaire général de l' archevêché de Strasbourg indiquait « qu’aucune hypothèse ne [pouvait] être exclue » sur le devenir du site. Sa vente y compris.

« C’est hors de question, réagit auprès de 20 Minutes François-Nicolas d’Alincourt. L’archevêque réfléchit seulement à la situation économique de ce lieu, qui est très cher au diocèse. Il cherche des moyens de le pérenniser, peut-être en l’adossant à des partenaires, fondations, associations ou collectivités. Mais certainement pas de se séparer de quoi que ce soit, surtout de nature cultuelle. »

La boutique et les visites externalisées ?

L’idée serait ainsi de déléguer certaines activités, comme la gestion de la boutique ou des visites. Depuis fin 2019, c’est déjà le cas en ce qui concerne l’hôtellerie et la restauration. Une société, L’Alsacienne de restauration, gère ainsi les quatre salles à manger et les 71 chambres du Mont Sainte-Odile.

« Ce n’est pas évident de trouver des structures avec qui s’associer car beaucoup de choses sont imbriquées et nous ne voudrions pas nous retrouver avec un parc d’attractions en plein milieu du sanctuaire », image le communiquant, sans donner de calendrier aux futures décisions. « Mgr Ravel commence les consultations. » Sans mettre de prix de vente sur le moindre bâtiment.