Strasbourg : Une jeune société va électrifier vos vieux vélos

ÇA ROULE Une toute nouvelle entreprise alsacienne spécialisée dans la transformation de vélos classiques en vélos à assistance électrique s’implante à Strasbourg

Gilles Varela
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Un vélo classique transformé en VAE par Thomas kautz .dans son atelier.
Un vélo classique transformé en VAE par Thomas kautz .dans son atelier. — OHM & WATT
  • OHM & Watt, jeune société alsacienne spécialisée dans la transformation de vélos classiques en vélos électriques, va ouvrir ses portes à Strasbourg.
  • Préoccupations environnementales, seconde vie des objets, conception et installation des batteries guident la jeune société qui assure une personnalisation et un suivi des vélos transformés.

Vous aimez trop votre vieille et fidèle bicyclette pour vous résoudre à l’abandonner au profit d’un vélo à assistance électrique (VAE) flambant neuf ? Pourtant vos mollets vous rappellent parfois que la route est longue et qu’arriver au boulot en sueur et déjà fatigué n’est pas forcément une bonne chose… Alors plus d’angoisse. Une toute nouvelle société alsacienne OHM & Watt, créée par Thomas Kautz, technicien passionné de mécanique et d’électronique, avec son père Bernard, responsable d’opération dans l’industrie, vient de s’implanter à Strasbourg. La première du genre dans la capitale… du vélo. Le projet familial s’est en effet spécialisé dans l’électrification de cycle classique.

Ils surfent sur un marché dont la courbe de croissance n’a rien à envier à celle du Covid-19, et encouragé par la collectivité. Cette dernière accorde une prime de 150 euros pour une transformation de vélo classique en VAE aux habitants de l’Eurométropole et sous deux conditions : s’engager à garder son vélo pendant trois ans, et installer un kit homologué.

Personnalisations et conseils

« Notre idée, c’est de proposer une solution personnalisée, en fonction des besoins du client, explique Bernard Kautz. Il y a d’ailleurs un petit formulaire à remplir, afin de mieux connaître les conditions d’utilisation, les besoins du cycliste. On propose des batteries de différentes puissances, placées dans la roue arrière, sur le porte-bagages, au pédalier. »

Pour être autonome et sûre de ses produits, la petite société conçoit et assemble elle-même les batteries. « On se procure les matières premières, les cellules de batteries, les boîtiers, le boîtier électronique tout ce qu’il faut avant de les assembler. C’est un avantage car on sait ce qu’il y a dans ces batteries, on sait les analyser et les réparer au cas où. On maîtrise l’ensemble de la chaîne », souligne Bernard Kautz.

Un processus qui ne doit rien au hasard. La jeune société a en effet lancé en octobre dernier une « brigade de testeurs ». Plusieurs modèles, plusieurs types de vélos, différentes puissances et modèles de batteries ont été testé par des cyclistes et permis au projet familial de conforter ses choix et de proposer leurs batteries mais aussi celles de marques reconnues. Des solutions personnalisées et un montage dans leur atelier ou à emporter, en kit complet, poignées incluses. Avec un suivi pour les vélos transformés par leurs soins : « On propose aux gens faire la première révision au bout de trois mois pour vérifier tout ce qui a été monté, l’état de la batterie et si ça correspond bien à la personne et si nécessaire, proposer une batterie plus puissante. »

Transformer sa bicyclette et donc favoriser le recyclage, un avantage financier ? « Le coût revient à près de la moitié de l’acquisition d’un bon VAE, soit environ 900 euros. Il y a aussi les économies faites sur l’achat de certains vélos, détaille Bernard Kautz. On a eu le cas d’une personne qui avait un vélo Lapierre, qui valait 3.500 euros. Elle n’avait plus les mêmes capacités mais voulait continuer à faire du VTT et on a mis un moteur dessus et aujourd’hui elle est très contente. C’est pratique. »

En attendant, si la jeune société a trouvé un local à une centaine de mètres de la place de l’Etoile à Strasbourg, il faudra encore un peu patienter pour que la boutique ouvre ses portes. En mai normalement. D’ici là, la société travaille à la mise en place de tracker GPS pour éviter les vols et la conception d’un petit sac pour transporter les batteries. Alors il faudra encore compter un peu sur vos mollets pour avancer sans trop d’efforts.