Coronavirus dans le Grand-Est : Le variant alsacien, c'est « une histoire de virologues »

VIRUS Il n'est pas considéré comme dangereux pour le moment

T.G.

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Le professeur Samira Fafi-Kremer.
Le professeur Samira Fafi-Kremer. — Hôpitaux universitaire de Strasbourg

La professeur Samira Fafi-Kremer est submergée d’appels depuis ce matin. Depuis que les Dernières Nouvelles d'Alsace ont révélé dimanche soir que le laboratoire de virologie des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS) qu’elle dirige a détecté un nouveau variant du Covid-19. Un variant qualifié d' alsacien.

Mais qu’est-il vraiment ? « Une histoire de virologues », résume la chercheuse en se montrant vite rassurante : « Il n’est pas à surveiller pour le moment, contrairement à ceux britannique, sud-africain ou brésilien. D’ailleurs, nous l’avons détecté chez des personnes qui n’étaient pas gravement hospitalisées et ont très peu de symptômes. »

« Les variants, il y en a tout le temps et tous les jours »

C’est début février que ses équipes ont détecté une mutation sur les polymérases, des enzymes qui interviennent dans la multiplication du virus. « Dans nos tests PCR référencé Pasteur, nous avions des résultats discordants entre les cibles, reprend la professeur Samira Fafi-Kremer. On a envoyé nos résultats aux CNR (Centres nationaux de référence) qui ont confirmé la mutation et on a constaté que le variant circulait déjà un peu partout dans le monde, surtout en Europe. »

Son laboratoire le détecte encore un peu, sans qu’il ne soit majoritaire, loin de là. « Je le répète, c’est une alerte pour les virologues qui utilisent notre technique de PCR. Les variants, il y en a tout le temps et tous les jours. » En Alsace aussi.