L'Uds dénonce une sécurité outrancière

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Une mauvaise note à la police. Le conseil d'administration de l'université de Strasbourg (UDS) a adopté à l'unanimité une motion dénonçant « le caractère disproportionné du déploiement des forces de sécurité » lors de son inauguration le 5 février, a-t-on appris hier. Destiné au préfet de région, le texte ne renie pas les contraintes liées à la présence de la ministre de l'Enseignement supérieur, mais dénonce une « rigueur excessive » des services dans certaines circonstances. Parmi elles, une charge de CRS et l'usage de gaz lacrymogène « sans avertissement » contre des manifestants devant le Palais universitaire, où se déroulaient les festivités. Les conseillers d'administration de l'UDS déplorent aussi que des invités, pourtant pourvus de cartons, se soient vus interdire l'accès au bâtiment. En outre, ils ont décidé d'adresser à la ministre une liste des préoccupations émanant des différentes composantes de l'établissement quant à l'avenir de l'université. ■P. W.