Strasbourg : « On dort mal »... Une école (privée) cherche désespérément des locaux pour la rentrée prochaine

EDUCATION Le collège Les Pinsons, aujourd’hui installé quai Saint-Nicolas, cherche un local d’au moins 200 m²

Thibault Gagnepain
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Amandine Urso avec une partie des 19 élèves du collège.
Amandine Urso avec une partie des 19 élèves du collège. — Mirdass
  • A Strasbourg, un collège privé, Les Pinsons, peine à trouver un nouveau local pour la rentrée prochaine.
  • Les critères de recherche sont clairs : « Il nous faut au moins 200 m² à un emplacement qui soit sur une ligne de tram ou de bus. On a 60.000 euros de budget annuel pour une location, ou 400.000 pour un achat », détaille Amandine Urso, la cofondatrice de cet établissement.
  • La mairie a proposé un terrain où pourrait être bâti un futur bâtiment mais en attendant, une location est espérée. « On est ouvert à toute proposition ! », lance encore Amandine Urso.

Mais où iront la vingtaine d’élèves du collège alternatif Les Pinsons à la rentrée prochaine ? La question commence sérieusement à se poser au sein de l’institution privée implantée jusqu’ici quai Saint-Nicolas, en plein centre-ville de Strasbourg. En juin, elle devra quitter les locaux qu’elle loue, vendus par le bailleur.

« Oui, on ne dort pas très bien la nuit », avoue Amandine Urso, la directrice pédagogique de l’école. Voilà près d’un an qu’elle cherche une solution. « L’été dernier, on était sur un terrain pour construire dans le quartier de Koenigshoffen mais il a été préempté. En janvier, on avait trouvé un grand loft à Kronenbourg mais les copropriétaires se sont opposés à notre venue, rembobine-t-elle. En plus, avec toutes les normes, de sécurité ou d’accessibilité, ce n’est pas facile du tout. »

Surtout que le temps file et que le collège privé, à environ 6.000 euros l’année par élève, possède des critères précis de recherches. « Il nous faut au moins 200 m² à un emplacement qui soit sur une ligne de tram ou de bus. On a 60.000 euros de budget annuel pour une location, ou 400.000 pour un achat », détaille la cofondatrice de cet établissement qui accueille aujourd’hui 19 enfants âgés de 11 à 14 ans. Tous dans une classe unique, une deuxième du CM1 à la 6e étant espérée pour septembre,

Un enseignement particulier

« On a énormément de demandes », assure Amandine Urso, qui avait ouvert, en 2018, ce nouveau lieu d’enseignement pour les élèves concernés par des troubles de l’apprentissage dans le système classique. « On a beaucoup d’enfants à haut potentiel et l’idée, c’est de leur éviter l’ennui et la répétition. Le matin, ils ont des cours mais l’après-midi, on fonctionne par projet. En ce moment par exemple, c’est "peut-on faire un système dans un bocal fermé ?". Ça devrait les amener à créer un terrarium. »

D’ici-là, peut-être qu’un nouveau local aura été trouvé. Une piste se dégage aujourd’hui, à Koenigshoffen. « La mairie nous a trouvé un terrain, on est en tractation. C’est un beau projet mais on ne sait pas quand ça aboutira avec les éventuelles fouilles archéologiques et tout le reste. En attendant, il faut qu’on loue quelque chose… », insiste la directrice pédagogique avant de lancer un appel : « On est ouvert à toute proposition ! »