Coronavirus dans le Haut-Rhin : Le variant sud-africain détecté dans deux lycées à Colmar et Mulhouse

EPIDEMIE Le rectorat de l’académie de Strasbourg a mis à l’isolement « un nombre conséquent de personnels d’éducation, d’élèves et d’agents »

20 Minutes avec AFP

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Dans un lycée (illustration).
Dans un lycée (illustration). — A. GELEBART / 20 MINUTES

« On était anxieux par rapport à ça », les craintes d’une professeure du lycée Montaigne de Mulhouse se sont révélées justifiées. « Plusieurs cas positifs au variant sud-africain » ont en effet été détectés dans cet établissement ainsi que dans le lycée Blaise Pascal à Colmar dans le Haut-Rhin, a annoncé mardi le rectorat de l’académie de Strasbourg. Cela a entraîné la mise à « l’isolement d’un nombre conséquent de personnels d’éducation, d’élèves et d’agents ».

« Suite à une circulation plus active du virus et à l’identification de variants, nous avons été amenés à prendre des mesures spécifiques » d’isolement qui concernent les personnels et les élèves de ces deux établissements, a annoncé l’académie.

« Ces décisions vont rassurer tout le monde »

« Il y a beaucoup de collègues qui étaient très soucieux, et les élèves aussi. J’en ai discuté hier avec une classe, ils étaient inquiets. Donc je pense que ces décisions vont rassurer tout le monde », a expliqué la professeure de Mulhouse. Dans son lycée, le corps enseignant avait été informé lundi de la détection du variant sud-africain chez une élève de seconde.

En dépit de ces mesures d’isolement, les deux établissements n’ont pas fermé leurs portes et continueront d’accueillir en présentiel les élèves de classes préparatoires aux grandes écoles et de BTS, ainsi que les élèves de la filière professionnelle au lycée Blaise Pascal. Les élèves des voies générales et technologiques sont eux placés en « continuité pédagogique à distance ». Ces mesures s’appliqueront pendant sept jours, soit jusqu’au 16 février inclus, « sauf si la situation était amenée à évoluer entre-temps », a précisé le rectorat.

Suspicion d’un variant pour près d’un quart des nouveaux cas dans la région

Selon les résultats préliminaires d’une enquête flash menée sur des prélèvements positifs le 27 janvier, dévoilés par l’Agence régionale de santé (ARS) du Grand-Est, 23,7 % des nouvelles infections au coronavirus correspondaient à une suspicion de variant, britannique, sud-africain ou brésilien dans la région. Ces résultats, obtenus par des tests dits de « criblage », devaient néanmoins encore être confirmés par génotypage.

Par ailleurs, au 5 février, 82 cas de variants avaient été détectés au sein de clusters de Covid-19 dans la région Grand-Est, selon l’ARS : 62 cas de variants britanniques et 20 cas de variants sud-africain ou brésilien.