Strasbourg : Encore un tremblement de terre d'une magnitude de 3,4 sur l'échelle de Richter

SEISME Les activités de géothermie, en phase d’arrêt, pourraient en être à l’origine. Fonroche Géothermie a confirmé dans la soirée avoir relevé l’évènement et avoir communiqué les informations aux autorités compétentes

Thibaut Gagnepain

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Le bâtiment de l'Aubette, place Kléber à Strasbourg.
Le bâtiment de l'Aubette, place Kléber à Strasbourg. — Pixabay

Edit : La réaction de l’entreprise Fonroche Géothermie a été rajoutée en fin d’article après un communiqué de cette dernière.

La secousse a eu lieu à 19h33 ce vendredi soir à côté de Strasbourg. D’une magnitude de 3,4 sur l’échelle de Richter d’après le Réseau national de surveillance sismique (Rénass), elle a été ressentie assez loin. Au moins à une vingtaine de kilomètres au nord de l’épicentre identifié, à côté de La Wantzenau, et autant au sud, jusqu’à Illkirch-Graffenstaden.

« J’ai cru que c’était la chaudière, ou alors un gros camion qui passait dans la rue », a indiqué une habitante de l’agglomération. Il s’agit du plus important séisme depuis le vendredi 4 décembre. Ce matin-là à 6h59, il avait été de magnitude 3,5 sur l’échelle de Richter, toujours selon le Rénass.

Ce dernier a indiqué que le tremblement de terre de ce 22 janvier était un « événement induit », ce qui signifie que des activités humaines en sont à l’origine. Comme les activités de géothermie menées, en phase d'arrêt, sur le site de Reichstett-Vendenheim.

« Les puits sont en observation » 

Dans la soirée, l’exploitant, l’entreprise Fonroche Géothermie, dont le puits injecteur de la centrale en cours d’arrêt est situé à proximité de la zone de séismes, indique avoir également relevé l’évènement, mais dans une moindre mesure que le Renass, avec qui va se mettre en relation pour « analyser cette différence de calcul. » Elle assure également, dans un communiqué, que les informations ont immédiatement été adressées au comité de suivi de site et aux autorités compétentes. Elle explique que cet « évènement est lié au relâchement du réservoir impliqué par la procédure d’arrêt le 2 janvier dernier, de la circulation d’eau » dans les deux conduits. Ajoutant que « les puits sont en observation » et que « le réservoir revient lentement vers sa pression naturelle », d’où « un relâchement qui s’accompagne de sismicité. »