Le préfet et les anti-Otan cherchent un terrain d'entente

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Les négociations se poursuivent. A l'issue d'une réunion mercredi soir, les services de la préfecture ont proposé au Collectif anti-Otan un terrain pouvant accueillir son village alternatif lors de la célébration du 60e anniversaire du traité de l'Atlantique-Nord, à Strasbourg les 3 et 4 avril. « Le site semble convenir à nos attentes, mais il faut encore que nous allions le voir », explique Frédéric Henry, porte-parole du collectif. Préférant taire sa localisation tant qu'un accord n'a pas été signé avec les services de l'Etat, Frédéric Henry a néanmoins confié à 20 Minutes que le terrain se situe à « environ 6 ou 7 km au sud du centre-ville ».

Le collectif, qui regroupe une quarantaine d'organisations politiques, syndicales et associatives, prévoit d'y installer quelque 6 000 militants. Problème : ces personnes comptent bien défiler dans Strasbourg pour manifester leur opposition à l'Otan, ce que la préfecture refuserait. « Elle nous a proposé un parcours qui n'est pas acceptable, car il nous cantonne loin du centre-ville, déplore Frédéric Henry. Nous allons y réfléchir et donner notre réponse après une réunion les 14 et 15 février. Mais, même si nous comprenons les impératifs de protection des personnalités, nous refuserons que Strasbourg, ville de paix et des droits de l'homme, se transforme en forteresse. » ■ P. W.