L'Epide mieux armé pour aider les jeunes

Philippe Wendling

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Dans le champ de l'insertion professionnelle, l'Epide va encore pousser. Interrogé par Fabienne Keller, sénatrice (UMP) du Bas-Rhin, le secrétaire d'Etat à la Défense Jean-Marie Bockel a indiqué, mardi, que l'activité de l'établissement public d'insertion de la défense de Strasbourg sera « renforcée sur les prochaines années ». A l'instar des vingt autres centres hexagonaux, il bénéficiera d'une enveloppe conjointe des ministères de la Défense, de l'Emploi et du Logement. Elle lui permettra, notamment, de réhabiliter l'ancienne caserne du quartier Lecourbe, où il est implanté depuis son ouverture en mars 2007.

L'Epide compte actuellement 75 élèves. « Après la rénovation, nous pourrons en accueillir 240 », s'enthousiasme Lucien Failli, son directeur. Un plus pour le centre qui a vu défiler 338 jeunes âgés de 18 à 22 ans depuis sa création. Tous volontaires, titulaires au maximum d'un CAP, ils y ont bénéficié d'une remise à niveau scolaire et d'une formation professionnelle au travers de stages, pendant 8 à 24 mois. Sans oublier « une formation comportementale », précise Lucien Failli, qui refuse pour autant toute image d'école de l'armée. Certes, les Epides ont été créés par le ministère de la Défense, explique-t-il, mais « ils ne font que s'inspirer de la culture militaire ». Kevin, 21 ans, fraîchement sorti de l'établissement strasbourgeois, acquiesce. « On ne peut pas comparer avec l'armée, témoigne-t-il. Ici, on ne vous oblige pas à faire de pompes. On demande juste de la ­rigueur. » Déscolarisé depuis le collège, son passage à l'Epide lui a permis d'effectuer un stage dans une société de sécurité. Résultat : il a signé un CDI. Quelque 45 % des anciens élèves de l'établissement ont bénéficié d'un emploi à leur sortie, généralement dans l'hôtellerie et le bâtiment. ■