Alsace : La Collectivité européenne a élu son premier président, Frédéric Bierry

FUSION Les deux conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont fusionné le 1er janvier

20 Minutes avec AFP

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Le premier président de la nouvelle collectivité d'Alsace, Frederick Bierry.
Le premier président de la nouvelle collectivité d'Alsace, Frederick Bierry. — SEBASTIEN BOZON / AFP

« Maintenant, c’est parti ! L’Alsace est de retour » : la Collectivité européenne d’Alsace (CEA), née officiellement le 1er janvier, a élu samedi à Colmar le premier président de son histoire, le LR Frédéric Bierry, seul candidat. Ancien président du Conseil départemental du Bas-Rhin, qui fusionne avec celui du Haut-Rhin dans la CEA, Frédéric Bierry a été élu haut la main par 75 voix sur 79 votants.

« La collectivité européenne d’Alsace est née, ce désir d’Alsace se matérialise aujourd’hui de façon formelle », s’était félicité auparavant Yves Le Tallec, 83 ans, qui ouvrait à Colmar cette séance inaugurale « historique » en sa qualité de doyen d’âge. « Je vous sais au rendez-vous des attentes que la renaissance de l’Alsace suscite également chez nos voisins allemands et suisses », a-t-il souligné à l’adresse des nouveaux « conseillers d’Alsace », concluant en alsacien : « Maintenant, c’est parti ! L’Alsace est de retour ».

Une forte demande des Alsaciens et Alsaciennes

La CEA répond à une revendication forte des Alsaciens dont beaucoup jugeaient leur identité diluée dans la vaste région Grand-Est qui s’étend depuis 2015 jusqu’à la lointaine Champagne-Ardenne. Elle demeure cependant dans son giron. Cette collectivité rassemble désormais près de 1,9 million d’Alsaciens ainsi que les 880 communes des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin qui demeurent avec leurs deux préfectures, à Strasbourg et Colmar.

Elle hérite des compétences classiquement dévolues aux conseils départementaux : gestion des collèges, aide sociale et aux séniors, services d’incendie et de secours… Mais elle est aussi dotée de nouvelles compétences en matière de coopération transfrontalière avec l’Allemagne et la Suisse voisines, dans des domaines comme les liaisons transfrontalières ou la santé. Elle aura aussi les coudées franches en matière de bilinguisme français/allemand, pouvant recruter des enseignants, mais aussi de tourisme ou sur les routes départementales et nationales ainsi que les autoroutes non concédées.