Strasbourg : Un nouveau tremblement de terre réveille l'agglomération

SEISME Ce séisme est lié à l’activité humaine, selon le réseau de surveillance Rénass. Un projet de géothermie est soupçonné d’en être à l’origine

20 Minutes avec AFP

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Le centre-ville de Strasbourg, le 27 novembre 2020.
Le centre-ville de Strasbourg, le 27 novembre 2020. — FREDERICK FLORIN / AFP

Un nouveau séisme, de magnitude 3,5 selon le Réseau national de surveillance sismique (Rénass), a été ressenti ce vendredi matin dans l’agglomération de Strasbourg, où la poursuite d’un projet de géothermie a récemment été stoppée après de précédents épisodes sismiques.

Le Rénass a classé ce séisme survenu à 6h59 comme « induit », c’est-à-dire provoqué par l’activité humaine. L’épicentre du séisme se trouve à proximité d’un site accueillant un projet de centrale géothermique conduit par l’entreprise Fonroche au nord de Strasbourg, sur les communes de Vendenheim et Reichstett.

« Même plus besoin de réveil »

Sur ce site, deux puits ont été creusés à cinq kilomètres de profondeur afin de pomper l’eau chaude souterraine pour en exploiter en surface le potentiel énergétique, avant de la réinjecter vers le sous-sol. La secousse a rapidement été commentée sur les réseaux sociaux. « A Strasbourg, on n’a même plus besoin de réveil, a écrit@Ameliveicanflyy sur Twitter. Hop un petit séisme à 7 heures tout le monde est réveillé ».

Beaucoup d’internautes réclament l’arrêt des activités de géothermie à Reichstett-Vendenheim. Après un premier séisme de magnitude 3,1 survenu le 12 novembre 2019, et dont l’épicentre avait été enregistré à cinq kilomètres du site de géothermie, les activités du site avaient été arrêtées par la préfecture du Bas-Rhin. Des études menées pour comprendre l’origine de cette secousse n’ont pas permis de trancher entre l’hypothèse d’un séisme d’origine naturelle ou d’origine induite.

Des secousses répétées

Au mois d’octobre, des tests ont été menés sur le site de géothermie. Ils ont été suivis de nouvelles secousses répétées, une dizaine en deux semaines entre la fin octobre et le début du mois de novembre, ce qui avait conduit la préfecture du Bas-Rhin à suspendre les opérations. Fonroche a reconnu que ces secousses des deux derniers mois étaient dues à ses tests.

« Nouveau tremblement de terre à 6h59 ce matin à proximité de Strasbourg (…) on a tous pu le ressentir #ReNass. Le 11e en un mois ça fait beaucoup et relance le débat sur la géothermie profonde. Le débat doit être complet et transparent », a indiqué sur Twitter Alain Fontanel, conseiller municipal strasbourgeois d’opposition.