Strasbourg : Les propos de l'adjointe à la sécurité dans le viseur de la police

LOI SECURITE GLOBALE Dans un post sur Facebook commentant un article de la loi sur la sécurité globale, l’adjointe au maire de Strasbourg en charge de la tranquillité publique a crispé une partie de la police nationale

Gilles Varela

— 

Un agent de police (illustration).
Un agent de police (illustration). — C. Girardon / 20 Minutes

Un post Facebook de Nadia Zourgui a provoqué l’incompréhension, voire la colère d'une partie de la police nationale. Dimanche, l’adjointe à de la maire de Strasbourg en charge de la tranquillité publique (comprendre sécurité publique) a commenté l’adoption du projet de  loi sur la sécurité globale. L’article 25 autorise notamment les fonctionnaires de la police nationale ou de la gendarmerie à porter leur arme en dehors des heures de service, sous certaines conditions, et ce même dans un établissement recevant du public.

« Donc si je résume, les policiers pourront tranquillement entrer dans un bar, une boîte de nuit, un concert… consommer de l’alcool (avec le risque que cela comporte) tout en étant armés », a écrit dans son post la chargée de la tranquillité publique. Elle poursuit : « Pourquoi un policier qui n’est plus en service porterait une arme ? Aucun intérêt sinon de créer un risque pour le policier lui-même et pour les autres… #nousnesommespasaufarwest ». Un post Facebook retiré ce lundi en début d’après-midi…

« Des propos consternants »

Des propos qui ont dans la foulée été vivement condamnés par le Syndicat Alliance police nationale Grand-Est. Dans un communiqué, son secrétaire régional, Michel Corriaux, dénonce des propos « irresponsables », « consternants » et « indignes d’une élue de la République dont la ville a été meurtrie par une attaque terroriste ». Il ajoute : « Si le Far-West reste une fiction, le terrorisme quant à lui reste dramatiquement réel. » Le syndicat rappelle entre autres « que les policiers nationaux sont des professionnels qui connaissent parfaitement les conditions dans lesquelles ils peuvent être autorisés à être armés. »

Contactée par 20 Minutes ce lundi matin, la ville de Strasbourg n’a pour l’instant pas encore communiqué à ce sujet. Mais le retrait du post pourrait déjà sonner comme un élément de réponse.