des particules pas très nobles en Alsace

Ludovic Meignin

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C'est un classique de l'hiver. Par temps froid et vent faible, la pollution stagne dans la plaine d'Alsace. En ce début d'année, « des niveaux historiques » ont même été atteints, d'après le bilan publié le week-end dernier par l'Association de surveillance de la pollution atmosphérique (Aspa). La quantité de particules en suspension a atteint un sommet mercredi. A Strasbourg, les valeurs sont montées jusqu'à 189 microgrammes par m3 d'air sur vingt-quatre heures. Bien au-dessus du seuil d'alerte, fixé à 125 microgrammes par m3. Du jamais vu depuis dix ans. Outre son intensité rare, l'épisode de pollution a aussi été exceptionnel par sa durée, de quatre jours.

L'abaissement à 70 km/h de la vitesse sur les autoroutes urbaines fait partie du dispositif spécifique mis en oeuvre au moment du pic de pollution. Selon l'Aspa, le trafic routier représente à lui seul 38 % des rejets de particules fines (PM 10). Le chauffage et l'industrie, à l'origine de 19 % chacun des émissions polluantes, arrivent ensuite. « Les particules les plus fines [...] sont les plus dangereuses et pénètrent au plus profond de l'appareil respiratoire. Elles peuvent véhiculer des composés toxiques, allergènes, mutagènes ou cancérigènes, comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques et les métaux lourds », souligne l'Aspa. ■