A moitié pardonnés

Philippe Wendling

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Suspendus pour avoir rallié la liste UMP aux municipales strasbourgeoises de mars, Marc Merger et Bornia Tarall ont retrouvé leur place au sein du MoDem. Révélée hier, leur réintégration date du 15 août dernier, mais ne leur a été notifiée que fin décembre. « Cela signifie que la direction nationale du parti valide notre statut d'élu local et notre position lors des dernières échéances électorales », se félicite Marc Merger.

Mais selon lui, les représentants alsaciens du mouvement de François Bayrou observent « un silence radio. Et pourtant, lâche-t-il, pour qu'un parti existe, il doit avoir des élus. Nous, nous lui apportons trois mandats. » Si comme Bornia Tarall, Marc Merger siège au conseil municipal de la ville, il est aussi conseiller de la CUS. Mais pour Anne Meunier, responsable départementale du MoDem, « Marc Merger et Bornia Tarall sont déconnectés du mouvement. Ils n'ont pas de relation avec les militants et ne participent plus à nos activités. » Autre grief, les anciens bannis ont appelé hier leur parti à trouver « un accord avec l'UMP » pour les prochaines élections régionales. Une position que déplore Anne Meunier, qui estime que « ce ne sont pas à eux, mais aux instances départementales, de définir les stratégies électorales » du mouvement centriste. ■