L'état s'engage pour l'attractivité de la ville

Philippe Wendling

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Un soutien national à la vocation internationale de la ville. Interrogé à l'Assemblée par Jean-Philippe Maurer, député UMP du Bas-Rhin, Hubert Falco, secrétaire d'Etat à l'Aménagement du territoire, vient de dévoiler les grandes lignes de la participation de l'Etat dans le contrat triennal « Strasbourg - ville européenne 2009-2011 ». Unique en son genre, il est en cours de négociations. Son ambition : conforter le statut de capitale européenne de la ville à travers des projets cofinancés par les collectivités locales et l'Etat. Ce dernier « confirmera son engagement en faveur des liaisons aériennes », explique Hubert Falco.

Il soutiendra aussi l'accessibilité multimodale au travers, entre autres, des travaux préparatoires à la deuxième phase du tram-train Strasbourg-Piémont des Vosges et d'une étude sur un transport collectif vers l'Allemagne. Des intentions concernant « l'accessibilité de Strasbourg » saluées par Jean-Philippe Maurer, qui se réjouit aussi de la volonté de l'Etat d'investir en faveur de « l'attractivité de la ville », et notamment de sa vie universitaire.

« En complément des moyens apportés dans le cadre de l'opération Campus à l'université de Strasbourg, l'Etat s'engagera en faveur de la Bibliothèque nationale universitaire », a précisé Hubert Falco. L'établissement va percevoir 20 millions d'euros pour la réhabilitation de ses bâtiments, dont le démarrage est prévu d'ici à l'année prochaine. Sur les 61 millions d'euros que coûte l'opération, la bibliothèque n'avait réuni que 50 millions d'euros jusqu'à présent.

Autre annonce, l'Etat va concéder un terrain à la Robertsau pour accueillir l'Ecole européenne. « La mise à disposition de ce terrain, dont la valeur est estimée à 5 millions d'euros, se fera au moyen d'un bail emphytéotique [de très longue durée] », indique-t-on du côté du secrétariat d'Etat à l'Aménagement du territoire. « Certes, mais nous attendons aussi que l'Etat participe ensuite à la construction des bâtiments et aux investissements nécessaires au fonctionnement de la structure, commente Roland Ries, maire PS de Strasbourg. Nous voulons aussi qu'il réponde de façon chiffrée aux autres demandes que nous avons inscrites dans le contrat triennal, notamment en matière de routes. » Et pour cause, l'élu attend de l'Etat une enveloppe couvrant au moins 40 % des quelque 300 millions d'euros de dépenses prévues par le contrat. ■