La loi LRU inquiète plus les syndicats que la fusion

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Du bon et du moins bon. Anne Véronique Auzet, membre du Snesup-FSU, syndicat de personnels de l'enseignement supérieur, pense que la fusion devrait « créer une synergie. Il y a des domaines de recherche, comme l'environnement et la santé, pour lesquels elle va permettre d'explorer de nouveaux champs de connaissances. » Elle nourrit en revanche des craintes à propos de la loi LRU. « Donner de l'autonomie à l'université peut être une bonne chose, si les moyens humains et matériels suivent ce qui n'est pas le cas pour l'instant puisqu'il y a même des réductions de postes », estime-t-elle. Elle critique également l'évolution de la gouvernance liée à la loi, favorisant nettement « les listes arrivées en tête aux élections ». La section syndicale du SNPTES-UNSA du Bas-Rhin, autre syndicat de personnels, se réjouit pour sa part de la méthode employée lors de la mise en place de la fusion : « Cela s'est fait dans la concertation. Il y a eu simplement un recentrage des moyens sur la base du volontariat et des discussions sont en cours pour aller vers un nivellement vers le haut du revenu minimal des personnels. » Mais l'organisation note, elle aussi, le « paradoxe directement lié à la loi LRU qui fait que l'on est aujourd'hui dans une université qui a doublé de volume avec une représentativité moindre en nombre de sièges pour les personnels.Enfin, elle estime également que le budget de l'UDS, qui se situe aux alentours de 450 millions d'euros, est insuffisant. Le syndicat dit craindre « des difficultés bugétaires rapidement ». ■ L. M.