« C'est une oeuvre collective »

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Dans quel état d'esprit êtes-vous au lendemain de la fusion ?

Je suis à la fois serein et enthousiaste, car je crois que nous sommes dans une phase de transition très stimulante, même si cette période n'est pas exempte d'écueils.

C'est-à-dire ?

Ce n'est pas parce que l'on a un papier à en-tête unique que tout est réglé. Cette fusion est une oeuvre collective que nous voulons porter sur le long terme, malgré un contexte national préoccupant.

Précisément, des syndicats posent la question des financements alloués à l'université...

Nous n'avons pas encore tous les éléments sur ce point. Quoi qu'il en soit, nous nous battrons pour avoir les moyens de nos ambitions.

Et concernant les réductions de postes ?

En 2009, nous en perdons huit, ce qui n'est pas réjouissant. On recherche actuellement une véritable compétitivité des universités alors que les dépenses qu'elles engagent sont un investissement sur le long terme.

Percevez-vous déjà des effets bénéfiques de la fusion ?

En nous donnant plus de visibilité, elle a fait évoluer l'image de l'université à l'extérieur, ce qui devrait renforcer son attractivité. ■ Recueilli par L. M.