Coronavirus à Strasbourg : Entre prévention et réactivité, la rentrée scolaire sera très étudiée

EDUCATION Les autorités alsaciennes se disent prêtes et réactives pour assurer une rentrée scolaire « pour tous »

Gilles Varela

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Illustration. Port du masque à l'école.
Illustration. Port du masque à l'école. — Jacques Witt/SIPA
  • « Tous les élèves seront accueillis dans les écoles, collèges et lycées » assure le directeur académique de l’éducation nationale du Bas-Rhin.
  • Un léger rebond de l’épidémie de coronavirus place le département en « zone de vigilance modérée », selon l’Agence régionale de santé (ARS) mais les autorités se veulent rassurantes pour cette rentrée le 1er septembre.
  • Les dépistages, notamment auprès des jeunes, vont être multipliés et la situation dans les établissements scolaires suivie de près afin d’être réactif et de s’adapter, assure la préfète du Bas-Rhin Josiane Chevalier.

L’heure de reprendre le chemin de l’école a sonné dans le Bas-Rhin, même si un rebond d’épidémie de coronavirus classe pour l’heure le département en « zone de vigilance modérée », avec le taux d’incidence du Covid-19 le plus élevé de la région Grand-Est (plus de 25 cas pour 100.000 habitants, contre 17 en moyenne régionale).

Pour rassurer des parents encore inquiets ou réticents, parfois dans le flou, les autorités départementales compétentes ont multiplié les communications ces derniers jours, avec un point de prérentrée ce mardi.

« Permettre aux parents de travailler, tout simplement »

Oui, ici comme partout en France, « tous les élèves seront accueillis dans les écoles, collèges et lycées » assure ainsi le directeur académique de l’Education nationale du Bas-Rhin Jean-Pierre Geneviève, nouvellement nommé. Une volonté annoncée par la préfète Josiane Chevalier, approuvée par la maire de Strasbourg Jeanne Barseghian et les différents services de santé.

« Dans le respect des préconisations émises par les autorités sanitaires pour une rentrée scolaire dans les meilleures conditions possible », assure Jean-Pierre Geneviève, Mais « qui doit aussi permettre aux parents de travailler, tout simplement » a rappelé la préfète.

Rassurer

Une rentrée bien évidemment placée sous le signe de la prévention, la vigilance et la réactivité assurent les autorités. Avec un nouveau protocole préparé durant l’été, largement, inspiré des protocoles « assouplis » mis en œuvre le 22 juin lors de la mise en place de la généralisation du retour pour des élèves dans les établissements scolaires. Un protocole assoupli en raison des données scientifiques rassurantes sur l’impact et la transmission du Covid-19 chez les enfants, souligne la préfète.

Si certains parents se demandent tout de même si ce n’étaient pas l’occasion de tester tous les élèves et enseignants avant le jour J, les autorités se veulent rassurantes et indiquent que « des protocoles renforcés sont également prêts et seront mis en place très rapidement, si l’évolution épidémique supposait un durcissement des conditions d’accueil. » Mais pour prévenir une telle situation, les dépistages auprès des jeunes sont largement intensifiés sur le terrain, avec les partenaires, les associations » affirme Adeline Jenner, déléguée territoriale de l’Agence régionale de santé (ARS).

Le masque obligatoire à partir de 11 ans

Concrètement, il reste quelques jours pour équiper ses chérubins de masques, car ils seront obligatoires dès l’âge de 11 ans dans les espaces clos même si un mètre les sépare de leurs camarades. Idem dans les transports scolaires.

Et cela vaut également pour les professeurs et tous les adultes présents dans les établissements, comme l’a rappelé mercredi le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer lors de sa conférence de presse de rentrée.

Dans la mesure du possible le déplacement des enseignants sera privilégié par rapport au déplacement des élèves, indique la préfecture. Les élèves vont pouvoir retrouver également le chemin de la cantine.

Les parents mis à contribution

Les parents seront sollicités également. Comme c’était déjà le cas depuis mai dernier, ils doivent s’engager à ne pas mettre leurs enfants à l’école, au collège ou au lycée en cas de fièvre (38 °C ou plus) ou en cas d’apparition de symptômes du Covid-19, même dans sa famille.

En cas de suspicion, des dépistages seront réalisés afin de remonter les chaînes de contamination. Il reviendra à la préfète de décider alors des fermetures partielles ou totales d’établissements. Le tout est une question de réactivité et de bon sens, martèlent les autorités.