Déconfinement à Strasbourg : Peu fréquenté, le centre de dépistage du Parlement européen fermé plus tôt que prévu ?

SANTE Prévu jusqu’au 31 juillet, il pourrait finalement être arrêté dès le 4 juillet

Thibaut Gagnepain

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Avant d'entrer dans le centre de dépistage du Parlement Européen, passage obligé par le stand des pompiers.
Avant d'entrer dans le centre de dépistage du Parlement Européen, passage obligé par le stand des pompiers. — T. Gagnepain / 20 Minutes
  • Ouvert le 11 mai, le centre de dépistage installé au Parlement européen, à Strasbourg, pourrait fermer plus tôt que prévu.
  • Il devait rester en place jusqu’au 31 juillet mais la date du 4 juillet est désormais évoquée.
  • Pourquoi une fermeture anticipée ? Car la fréquentation est faible, de l’ordre de « 40 et 70 personnes par jour », bien loin des 2.000 qui peuvent être accueillies.

Jusqu’à 2.000 personnes testées par jour, 21 boxes accessibles, 4 laboratoires privés à la manœuvre… Le 11 mai, un énorme centre de dépistage du Covid-19 avait été installé au Parlement européen de Strasbourg. Le but ? Accueillir les personnes asymptomatiques, identifiées par l’assurance maladie ou les médecins généralistes comme possibles cas contacts.

Un mois plus tard, l’espace installé au sous-sol du bâtiment Louise Weiss, dans l’habituel self de la cantine, est toujours en activité. Plutôt réduite ce mardi matin, avec une cinquantaine de patients attendus. Une estimation qui s’inscrit dans la moyenne enregistrée depuis l’ouverture. « Nous avons entre 40 et 70 personnes par jour », confirme le docteur Roger Wolff.

Les marquages au sol pour une file d'attente ont été prévus à l'entrée du centre de dépistage. Mais il n'y a presque aucun patient...
Les marquages au sol pour une file d'attente ont été prévus à l'entrée du centre de dépistage. Mais il n'y a presque aucun patient... - T. Gagnepain / 20 Minutes

Le coordinateur du centre ne le nie pas, le Parlement européen est « clairement surdimensionné » au vu de la faible fréquentation. Il l’a même toujours été. « Il n’y a pas eu vraiment de pic mais au début, il y avait plus d’une centaine de tests réalisés au quotidien. On a aussi eu l'histoire du match de foot interdit mais seulement une cinquantaine de patients sont venus », poursuit le médecin.

Résultat, Barrand a quitté les lieux et laissé le marché à Bio67, Biolab et Biogroup. Les trois sont toujours installés mais tournent au ralenti. « On s’adapte au nombre de rendez-vous, sachant qu’on oriente bien les gens qui ont des symptômes dans nos autres plate-formes », explique Judith Etienne, de Bio67. Depuis l’ouverture du centre, son groupe a réalisé « 840 tests » pour… « 2 positifs ». « Au début, l’ARS pensait que pour un cas positif, il y aurait 20 cas contact. Au final, c’est plutôt 3 ou 4 », précise la pharmacienne biologiste.

Un patient venu pour un test PCR,
Un patient venu pour un test PCR, - T. Gagnepain / 20 Minutes

Dans le box voisin, chez Biogroup, sur la « vingtaine de patients testés par jour », aucun ne s’est jusque-là révélé porteur du coronarivus. « Mais on est prêt à pouvoir en accueillir plus ici. Nos autres labos sont saturés. Ici, tout est bien organisé, ça fonctionne parfaitement », assure Céline Cartier, pas vraiment favorable à une fermeture anticipée du centre au Parlement européen.

Une fermeture anticipée au 4 juillet ?

Prévu initialement jusqu’au 31 juillet, il pourrait pourtant être arrêté dès le 4. Ce sera en tout cas au programme des discussions d’une réunion ce mardi soir entre les laboratoires et l’Agence régionale de santé du Grand-Est. Jointe, l’ARS n’a pas répondu aux sollicitations de 20 Minutes, pas plus que la Préfecture du Grand Est.

« Je ne sais pas si ça va se faire mais en cas de deuxième vague, ce serait vraiment compliqué à gérer sans ce centre de dépistage au Parlement européen », conclut le docteur Roger Wolff.