La question du financement toujours à quai

Philippe Wendling - ©2008 20 minutes

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Les travaux visant à permettre aux trains de circuler à grande vitesse entre Baudrecourt (Moselle) et Vendenheim débuteront en 2010 pour s'achever en 2014. A terme, ils mettront Strasbourg à 1 h 50 de Paris, au lieu de 2 h 20 actuellement. Annoncées en 2007 lors du Conseil des ministres décentralisé en Alsace et répétées jeudi par le président de la République dans le cadre du plan de relance de l'économie, les dates du chantier ont été confirmées hier à Strasbourg, lors du comité de suivi de la LGV-Est.

Afin de permettre à Réseau ferré de France (RFF) de respecter ces délais, le gouvernement va débloquer une enveloppe de 35 millions d'euros, a précisé hier Claude Liebermann, en charge de la question du financement de la ligne. Elle servira à effectuer la « jointure » entre les travaux de fouilles et d'acquisitions foncières déjà entrepris et le lancement des opérations de génie civil.

Reste maintenant à définir les parts respectives de l'Etat, de RFF et des collectivités dans le budget définitif du chantier, estimé à 2 milliards d'euros. « Le dossier du financement n'est pas bouclé, mais on peut se réjouir d'un langage plus volontariste », a estimé hier Adrien Zeller, président UMP de la région. Selon lui, la règle du 50/50, c'est-à-dire une participation égale des collectivités et de l'Etat, pourrait être dépassée. Une vision confirmée par les dires de Claude Liebermann, d'après qui des crédits supplémentaires seront accordés en 2009 par le gouvernement dans le cadre du plan Grand Est, destiné à compenser les effets de la restructuration des armées. Compte tenu de l'enjeu européen de la LGV-Est, l'UE pourrait aussi accorder une aide plus importante que celle estimée aujourd'hui à 18 millions d'euros. Certes, lâche Alain Fontanel, conseiller municipal strasbourgeois (PS), mais « nous restons encore sur notre faim. A un moment donné, il faudra bien qu'on ait des engagements précis ».